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Suisse Autorité parentale: faire mieux pour éviter les souffrances

Des associations dénoncent des lacunes concernant l'autorité des enfants en cas de séparation ou de divorce établi en 2014.

Image: archive/photo d'illustration/Keystone

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Cinq ans après l'introduction du nouveau droit sur l'autorité parentale conjointe, son application laisse encore à désirer, dénoncent mercredi quatre associations. Le lien entre un enfant et l'un de ses parents s'en voit souvent affaibli.

En cas de divorce, les parents doivent théoriquement se partager la garde de leurs enfants depuis le 1er juillet 2014. La réalité est cependant souvent autre, critiquent l'Association suisse pour la coparentalité (GeCoBi), le Groupement des hommes divorcés et vivant séparés (IGM), donna2 et la Coordination romande des organisations paternelles (CROP) lors d'une conférence de presse à Berne.

«Nous avons chez IGM et dans les autres organisations présentes, de nombreux cas d'interprétations de loi qu'on ne peut que qualifier de scandaleuses. Ces jugements iniques entraînent parfois des souffrances énormes pour les parents et leurs enfants affectés», s'insurge Thomas Jakaitis, président d'IGM.

Meilleurs soutiens

Les organisations demandent donc des mesures concrètes d'information et de prévention pour les parents touchés, mais aussi pour leur environnement, comme par exemple les enseignants ou les thérapeutes. Elles exigent également une véritable politique d'égalité, appuyée et développée par les deux sexes. Une telle politique passe par des solutions paritaires, telles que l'autorité parentale conjointe, le congé parental ou encore la garde alternée.

«Le système, l'Etat et la société entière doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour aider les parents et surtout les enfants dans ces transitions, pour les soutenir dans la voie de solutions bonnes, pratiques et correspondant aux besoins des enfants», souligne Olivier Hunziker, président de GeCoBi.

Prévenir les inégalités de genre

L'égalité parentale est non seulement une solution idéale pour le bien-être de l'enfant, mais aussi pour l'égalité hommes/femmes, assurent encore les associations. Et de souligner que des raisons fiscales, le manque de possibilités de prise en charge des enfants par un tiers ou encore l'absence d'un congé parental poussent de nombreuses femmes à arrêter de travailler après l'arrivée des enfants.

«L'égalité parentale est le meilleur moyen de faire auprès des enfants de la prévention des inégalités de genre», ajoute la doctoresse et pédopsychiatre Séverine Cesalli. (ats/nxp)

Créé: 12.06.2019, 11h41


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