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Espoir Les avalanches suisses et le reggae au patrimoine de l'humanité?

La gestion du danger des avalanches pourrait être inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce serait une première pour un danger naturel.

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Réuni depuis lundi à l’île Maurice, le comité de l’Unesco planche sur une quarantaine de candidatures pour une inscription au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Parmi les candidats on trouve des sports traditionnels, des danses, des processions, le reggae jamaïcain, la crèche de Noël en Pologne ou les rickshaws colorés du Bangladesh. (Voire la galerie ci-dessus.) Et deux dossiers suisses. Un, très international, présenté avec la Croatie, Chypre, la France, la Grèce, l’Italie, la Slovénie et l’Espagne: l’art traditionnel de la construction des murs en pierre sèche.

Mais la Suisse, avec l’Autriche, est candidate avec un second dossier pour le moins surprenant: la «gestion du danger des avalanches». Que viennent faire des coulées de neige parmi les arts du spectacle, les rituels, fêtes et autres traditions orales? Si le dossier est retenu, ce serait une première: le patrimoine culturel immatériel de l’humanité ne comprend aucun danger naturel.

Paysage profondément modifié

La gestion du danger des avalanches, ce n’est pourtant pas que de la technique ou des savoirs, plaident les candidats. Ce sont des pratiques qui créent de la solidarité comme une «source d’identité et d’appartenance à un environnement donné». Le danger d’avalanche a également «profondément modelé le paysage» des régions concernées. Avec par exemple «l’emplacement et la forme des bâtiments» ou les «ouvrages de protection».

Le risque d’avalanche a également engendré toute une culture, selon le texte de candidature. Qu’on retrouve dans des noms: «Les Lavanches», le «Val Lavinuoz», en romanche. Ou «par l’entremise de légendes, de livres, de films et de pièces de théâtre, dans la mémoire collective.»

Le Saint-Bernard comme symbole

«Le symbole le plus familier de cette culture du quotidien est le Saint-Bernard, race de chiens élevée par les moines de l’hospice du Grand-Saint-Bernard afin de rechercher des victimes», lit-on encore. Une «figure légendaire» à l’origine du nom de détecteurs de victimes comme le Barryvox.

Ces arguments vont-ils porter? Les avalanches rejoindront-elles la Fête des Vignerons et le Carnaval de Bâle dans le patrimoine culturel immatériel de l’humanité? Le comité de l’Unesco se réunit jusqu’au 1er décembre, la réponse est donc imminente.

Créé: 28.11.2018, 11h30

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