Mardi 20 août 2019 | Dernière mise à jour 20:53

Canton de Genève Beny Steinmetz soupçonné de corruption

L'entrepreneur Beny Steinmetz à Genève est accusé de corruption et de faux dans les titres dans une affaire de concessions minières en Guinée.

La justice genevoise s'intéresse aux pratiques de Beny Steinmetz en Guinée.

La justice genevoise s'intéresse aux pratiques de Beny Steinmetz en Guinée. Image: AFP

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

L'homme d'affaires israélien Beny Steinmetz, qui est à la tête d'un empire minier, va être jugé par le Tribunal correctionnel de Genève pour corruption d'agents publics étrangers et faux dans les titres. Il est accusé d'avoir versé des pots-de-vin lors de l'attribution de licences minières en République de Guinée entre 2005 et 2010.

Beny Steinmetz est appelé à comparaître aux côtés de deux autres prévenus dans cette affaire, a fait savoir lundi le Ministère public genevois. Le procureur Claudio Mascotto a bouclé la procédure qui avait été ouverte en 2013. L'instruction a nécessité «une intense coopération avec diverses autorités étrangères».

Les trois prévenus sont accusés d'avoir promis dès 2005, «puis versé ou fait verser des pots-de-vin à l'une des épouses de l'ancien président guinéen Lansana Conté en vue de faire évincer un concurrent puis de faire octroyer au Beny Steinmetz Group Resources (BSGR) des droits miniers dans la région de Simandou» (sud-est).

Dix millions de dollars

A l'époque, une partie importante de l'activité du groupe de Beny Steinmetz était conduite depuis Genève. Le milliardaire israélien était aussi domicilié au bout du lac. Selon l'acte d'accusation du procureur Mascotto, la somme des dessous-de-table qui a été versée s'élève à environ dix millions de dollars.

Le Ministère public reproche en outre aux trois prévenus d'avoir fabriqué des faux contrats et des fausses factures pour cacher aux banques et aux autorités que BSGR finançait le paiement de pots-de-vin. Une partie de l'argent a transité par des comptes en Suisse, selon l'acte d'accusation.

Le Tribunal correctionnel est saisi lorsque le Ministère public entend requérir une peine privative de liberté de deux à dix ans. (ats/nxp)

Créé: 12.08.2019, 16h43

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.