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Suisse Après le Brexit, l'UDC respire et le NOMES s'alarme

Les réactions des partis politiques suisses divergent à la suite de la décision des Britanniques.

La Suisse aura de meilleures cartes pour négocier avec Bruxelles, évalue le conseiller national valaisan Oskar Freysinger.

La Suisse aura de meilleures cartes pour négocier avec Bruxelles, évalue le conseiller national valaisan Oskar Freysinger. Image: Archives/Keystone

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Brexit: le Royaume-Uni veut sortir de l'Union européenne (15 avril-26 juin 2016)

Brexit: le Royaume-Uni veut sortir de l'Union européenne (15 avril-26 juin 2016) Les Britanniques ont voté pour sortir de l'Union européenne lors du référendum organisé jeudi, selon les chiffres officiels.

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La position de la Suisse sort renforcée du Brexit pour l'UDC. La fenêtre de négociation avec l'UE reste ouverte, mais devient plus étroite, selon le PS, le PDC et le PLR. Libéraux-radicaux, Verts et NOMES jugent un nouveau vote sur les bilatérales nécessaire.

Le vote des Britanniques sur le Brexit pourrait s'avérer favorable à la Suisse, estime Micheline Calmy-Rey. Il pourrait renforcer la voie médiane avec l'Union européenne. Selon elle, Berne ne devrait pas «courir à Bruxelles» pour signer des accords avec l'UE.

L'ancienne cheffe de la diplomatie helvétique estime que la Suisse pourrait bien devoir au Royaume-Uni la possibilité de continuer sur «sa voie médiane, sa voie tierce» avec l'UE. Selon elle, le référendum britannique pourrait pousser l'UE à sortir «de son mode binaire - c'est-à-dire soit on est dedans, soit dehors -» et à «accepter un peu de diversité dans les modes d'intégration».

L'UDC respire

De son côté, l'UDC respire. La fenêtre de négociations avec l'UE s'ouvre, affirme le conseiller national valaisan Oskar Freysinger, mais pas besoin d'agir dans l'urgence selon lui. Avec la sortie de la Grande Bretagne, l'UE est plus faible, car elle va lutter pour sa survie, dit-il.

Du coup, la Suisse aura de meilleures cartes pour négocier avec Bruxelles, évalue le Valaisan. C'est l'occasion de ranimer l'AELE et d'y inclure la Grande Bretagne. «Nous pourrons ensuite négocier en position de force sans précipitation». A l'interne, le gouvernement doit maintenant appliquer la décision du 9 février 2014 sur l'immigration de masse, selon l'Action pour une Suisse indépendante et neutre (ASIN).

PS: tout n'est pas joué

«Il est certain que le Brexit va compliquer le jeu, concède pour sa part le conseiller national Carlo Sommaruga (PS/GE). Mais l'UE aura certainement la volonté de clarifier ses rapports avec la Suisse. Il reste une opportunité de trouver un accord, selon lui.

«Il est irresponsable, comme le dit l'UDC, de vouloir stopper les négociations. Je pense que la volonté est là de part et d'autre de stabiliser les rapports», poursuit le Genevois.

De plus, les institutions européennes continuent de fonctionner. La fenêtre de négociation ne se referme pas. L'UE se concentrera sur la sortie de la Grande-Bretagne après les vacances, selon le socialiste.

Les Verts sont plutôt négatifs. Pour eux, un arrangement va être difficile à trouver, a dit Lisa Mazzone, vice-présidente des Verts. La priorité est la défense des accords bilatéraux et un nouveau vote sur les bilatérales se révèle nécessaire.

Poursuite du dialogue

Le PDC croit lui à la poursuite du dialogue avec Bruxelles. La Suisse va continuer à négocier avec l'UE, explique le conseiller national Jean-René Fournier (PDC/VS). «Il faudra que cela bouge très vite d'ici l'été».

Il est même d'avis que la sortie de l'UE de la Grande-Bretagne offre une opportunité assez grande à la Suisse. «Nous restons un partenaire de choix pour l'UE», souligne le Valaisan.

Revoter sur le scrutin du 9 février ou sur les bilatérales n'est pas une piste sérieuse pour le PDC. A Berne, la tâche du parlement et des commissions sera d'appuyer le travail de négociation de Jacques de Watteville et de son équipe sur place à Bruxelles, estime Jean-René Fournier.

PLR derrière les bilatérales

Le PLR reste un chaud partisan des bilatérales et de la poursuite des négociations, souligne le conseiller national Christian Lüscher (PLR/GE). Le mandat constitutionnel donné par le peuple milite pour l'urgence, mais le vote de jeudi complique singulièrement le jeu.

Reste que l'UE a intérêt à évoluer dans un contexte juridique le plus stable possible, après le cataclysme de jeudi. Trouver une solution avec la Suisse peut en faire partie.

En parallèle, les Suisses devront préciser leur volonté à un moment ou à un autre sur les bilatérales, affirme Christian Lüscher. Sur le contre-projet à l'initiative RASA ou sur le référendum contre la loi d'application du 9 février. On voit bien que les contingents et la libre circulation restent incompatibles.

NOMES alarmiste

Le nouveau mouvement européen suisse (NOMES) est lui très alarmiste. La question suisse va disparaître des écrans à Bruxelles, affirme François Cherix, co-président du NOMES. La marge de manœuvre sur la libre circulation a disparu.

La Suisse va devoir régler toute seule les conséquences du vote du 9 février sur l'immigration de masse, selon lui. Elle va devoir trouver une loi d'application de l'article 121a de la Constitution. Le NOMES privilégie le vote sur l'initiative «Sortons de l'impasse» RASA et un contre-projet. (ats/nxp)

Créé: 24.06.2016, 12h24


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