Lundi 16 décembre 2019 | Dernière mise à jour 10:36

Valais Un bâtiment résiste à des séismes à Chamoson

La Haute école spécialisée bernoise en architecture, bois et génie civil a procédé à un test de résistance sismique sur un bâtiment, samedi à Chamoson.

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Une centaine de tests ont été effectués durant une semaine sur une maison de quatre étages à Chamoson.

Chaque pan et étage de l'édifice de 12 mètres de haut a été analysé avec minutie. Des simulations des effets liés à des phénomènes naturels, comme le vent, ont été réalisées.

Des mesures ont également été opérées sur l'édifice, grâce à l'utilisation de divers câbles en acier afin de calculer sa résistance en cas de situation plus atypique. Au bout de trois tremblements de terre de magnitude 6 sur l'échelle de Richter, la construction n'avait bougé que de quelques centimètres.

Destruction provoquée

Samedi matin, les ingénieurs du projet soutenu par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) ont tenté de démolir l'ensemble de leur construction. «Nous voulions aller jusqu'au mécanisme de rupture», précise Martin Geiser, le responsable du projet.

Ce test grandeur nature réalisé dans une carrière à l'entrée de Chamoson aurait donc dû aller jusqu'à la destruction totale de la structure éphémère. C'était sans compter sur la solidité de l'édifice.

Projeté pour résister à une force de 7,3 tonnes, le bâtiment n'a lâché qu'avec une force de 16,3 tonnes, soit 2,23 fois plus que la norme en vigueur. Mieux même, seul le quatrième étage et le toit se sont écroulés, le reste de l'édifice formé par neuf tonnes de bois et par dix tonnes d'aciers est resté intact.

Réduire les coûts

«A terme, nous désirons réduire les coûts parasismiques d'une construction, en prenant en compte les propriétés dynamiques des ouvrages à ossature en bois d'une façon plus réaliste et ainsi en améliorer la sécurité», résume Martin Geiser.

«Aujourd'hui, 5 à 8% des bâtiments valaisans sont construits en bois», révèle Maxime Métrailler, le président de l'AVEMEC, l'association valaisanne des entreprises de menuiserie, ébénisterie et charpente. «Il faudrait que ce nombre atteigne les 10%».

Pour le citoyen de Nendaz, le bois ne doit pas être uniquement associé à l'image d'Epinal des chalets de montagne. «Ceux-ci font partie de notre patrimoine et nous nous devons de les conserver. A contrario, nous visons à augmenter la part des constructions en bois situées en plaine, qui représente seulement environ 1% actuellement».

Vers une formation?

Participer à ce projet de la Haute école spécialisée bernoise est donc à considérer comme «une tribune pour mettre en valeur nos constructions», selon Maxime Métrailler.

Parallèlement, l'entrepreneur rêve de créer, dans 3 à 5 ans et en collaboration avec l'Etat du Valais, une nouvelle voie de formation. «Celle-ci serait distillée aux cadres de nos entreprises afin de mieux les former aux normes sismiques. Actuellement, seuls les ingénieurs bois sont astreints à suivre une formation de ce genre en Suisse». (ats/nxp)

Créé: 26.10.2019, 15h38

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