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Votation 5 juin Campagne lancée pour l'initiative «Vache à lait»

Le peuple se prononcera sur le texte «Pour un financement équitable des transports» qui veut en finir avec une «inégalité de traitement» entre la route et le rail.

Le comité de l'initiative vache à lait, devant la presse à Zurich.

Le comité de l'initiative vache à lait, devant la presse à Zurich. Image: Keystone

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Le comité de l'initiative «Vache à lait» veut en finir avec une «inégalité de traitement» dans le financement des infrastructures, sans pour autant opposer la route au rail, a-t-il indiqué lundi à Zurich. Le peuple se prononcera le 5 juin sur cette initiative.

Le détournement à d'autres fins des fonds réunis par les usagers de la route est courant, a noté la conseillère nationale Doris Fiala (PLR/ZH) devant la presse. «On ne cesse de prélever de l'argent de la route pour financer des projets ferroviaires», a-t-elle ajouté.

C'est précisément ce que l'initiative «Pour un financement équitable des transports» veut corriger, en allouant la totalité des impôts sur les huiles minérales aux infrastructures routières.

Les impôts versés par les usagers de la route totalisent 9 milliards de francs, comprenant notamment les impôts sur les carburants (taxes sur les huiles minérales) et l'utilisation des routes suisses (vignettes et RPLP).

Toutefois, seuls 3 milliards de francs ont été investis pour des tâches routières comme l'entretien, l'exploitation et l'aménagement des routes, a relevé le conseiller national Adrian Amstutz (UDC/BE). Selon les initiants, l'argent est bien là, mais doit être utilisé à bon escient.

Accroître la sécurité routière

Près de la moitié des impôts et des redevances versés par les usagers de la route ne sont pas toujours affectés et ont donc profité via la caisse générale de la Confédération à d'autres tâches publiques, a indiqué M. Amstutz.

Grâce à l'initiative, «un montant supplémentaire d'environ 1,5 milliard de francs serait à disposition», a affirmé le conseiller national Jean-François Rime (UDC/FR).

Cela permettrait de réaliser des projets routiers et d'accroître la sécurité routière, au profit de tous. Et le comité de rappeler que les trois quarts des usagers des transports collectifs empruntent des moyens de transports routiers.

Ils pâtissent par conséquent également des bouchons, argumentent les initiants. «Sans la route, les transports publics ne fonctionnent pas non plus», a ajouté Doris Fiala.

Des pertes dans les bouchons

Les embouteillages entraînent des pertes économiques de 2 milliards de francs chaque année, relèvent-ils encore. L'initiative permettrait de garantir la base financière pour réaliser des projets routiers et éliminer les goulets d'étranglement.

Tant les régions périphériques que l'économie et les PME ont besoin de liaisons routières performantes, ont-ils ajouté.

Les initiants estiment que les automobilistes paient toujours plus d'impôts, mais demeurent néanmoins bloqués dans les embouteillages. (ats/nxp)

Créé: 21.03.2016, 15h51

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