Dimanche 26 mai 2019 | Dernière mise à jour 10:51

Genève Le centre fédéral pour requérants fait des vagues

Malgré l'opposition d'une partie des députés genevois, la construction d'un centre fédéral pour requérants va de l'avant au Grand-Saconnex.

Le futur centre fédéral pour requérants d'asile est loin de faire l'unanimité à Genève.

Le futur centre fédéral pour requérants d'asile est loin de faire l'unanimité à Genève. Image: Archives /Keystone

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A Genève, la construction d'un centre fédéral pour requérants d'asile sur le territoire de la commune du Grand-Saconnex (GE) a franchi une nouvelle étape. Le Secrétariat d'Etat aux migrations (SEM) a lancé la procédure d'approbation des plans du bâtiment.

Réorganisation de l'asile

Ce centre du Grand-Saconnex doit ouvrir en 2022. Il aura une capacité de 250 places et accueillera des requérants en attente de l'issue de leur procédure ou de l'organisation d'un départ, soit vers un autre pays de l'espace «Dublin», soit vers leur pays d'origine. En Suisse romande, deux autres centres à Chevrilles (FR) et Vallorbe (VD) exercent la même mission depuis le 1er mars.

Cette réorganisation de la gestion de l'asile, qui découle d'une nouvelle loi acceptée en juin 2016, a été défendue mercredi à Genève par Pierre-Alain Ruffieux, chef de la région romande du SEM. Les procédures sont menées de manière accélérée depuis le 1er mars dernier, ce qui permet aux requérants d'être plus rapidement fixés sur leur statut et de mieux s'intégrer, a-t-il rappelé.

Lettre ouverte au Conseil d'Etat

A Genève, ce centre fédéral est loin de faire l'unanimité. Mercredi, les députés au Grand Conseil socialistes, écologistes, démocrates-chrétiens, et d'Ensemble à gauche, ont envoyé une lettre ouverte au Conseil d'Etat genevois. Dans ce courrier, ils rappellent la motion votée par le Parlement en mars invitant l'exécutif à renoncer à construire un tel centre.

Les élus s'étonnent que la procédure d'approbation des plans ait été lancée avant même que le Conseil d'Etat apporte une réponse à leur motion. Ils demandent au gouvernement «des explications sur cette démarche surprenante» et réitèrent leur «total désaccord» avec un projet qui criminalise des personnes en situation d'exil. (ats/nxp)

Créé: 15.05.2019, 18h44

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