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Transports Les CFF lancent un appel au Tweet

Pour redorer leur blason terni par les retards des trains, les Chemins de fer misent sur le réseau social pour améliorer leur image. Le personnel est prié de participer.

Les contrôleuses sont priées d’annoncer les perturbations du trafic sur Twitter.

Les contrôleuses sont priées d’annoncer les perturbations du trafic sur Twitter. Image: Christian Beutler/Keystone

(Image: Christian Bonzon/LMS)

«Ce n'est pas le rôle des CFF de jouer avec Twitter mais de donner satisfaction à sa clientèle et à ses employés»

Jean-Pierre Etique, secrétaire syndical du SEV

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Le personnel des CFF est appelé à faire de la pub pour son employeur et à apaiser une clientèle prompte à manifester sa mauvaise humeur. Le vecteur choisi: le réseau social Twitter, via #SBBconnect ou #CFFconnect, deux hashtags déjà en vigueur depuis plusieurs années mais qui n’étaient pas orientés aussi précisément.

Jeunes connectés appelés

Mercredi dernier, révèle SonntagsBlick, une séance d’échanges d’informations, voulue par les CFF, a réuni des «Digital Natives». «Sous ce terme, souligne Patrick Walser, porte-parole des Chemins de fer, il faut comprendre essentiellement des jeunes qui utilisent régulièrement les réseaux sociaux.» But de l’opération, offrir un service de proximité à des passagers désorientés tout en améliorant l’image du transporteur. Et quoi de plus simple que d’utiliser le réseau des employés connectés? «Par exemple, ajoute le porte-parole, un contrôleur peut informer rapidement des passagers sur le retard d’un train ou les raisons d’une panne.»

Et que les employés des CFF se rassurent: tweeter des informations ou rendre grâce à leur entreprise ne leur sera pas reproché. «Notre personnel a le droit d’utiliser les réseaux sociaux, mais avec modération. Cela dit, il va de soi qu’un conducteur de locomotive va pouvoir tweeter uniquement pendant les pauses.»

Par le maître mot de proximité, les CFF entendent ainsi redorer leur blason auprès des 1,25 million de passagers qui prennent le train chaque jour. Il est vrai, les mauvaises nouvelles s’accumulent. Dernière en date, révélée par NZZ am Sonntag, le programme informatique introduit début novembre pour planifier les services occasionne de nombreux retards, même des pannes.

Des locomotives attendent des conducteurs qui ne sont pas au courant de leur planning. D’autres conducteurs, une fois arrivés à une destination, ne savent pas comment poursuivre leur journée de travail. Les défauts de ce programme seraient dus à des données jugées insuffisantes et ils risquent même de s’amplifier lors du changement d’horaire, le 10 décembre prochain.

«Si les CFF doivent redorer leur blason, commente Jean-Pierre Etique, secrétaire syndical du SEV, le syndicat du personnel des transports, c’est qu’il y a un problème. Ce n’est pas le rôle des CFF de jouer avec Twitter mais de donner satisfaction à sa clientèle et à ses employés.»

Créé: 20.11.2017, 06h44

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