Lundi 23 septembre 2019 | Dernière mise à jour 04:09

Faux billets Comment les CFF traquent les pros de la resquille

Ils sont plusieurs centaines de faussaires en herbe ou ingénieux à se faire coincer par les CFF chaque année. Si certaines tentatives relèvent de la naïveté, des réseaux mafieux sont également à l’œuvre.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les faussaires ne manquent pas d'imagination mais ils sont quand même plusieurs centaines à être pincés par les CFF chaque année: entre 400 et 500 qui circulent avec de faux billets ou abonnements. Ils sont encore plus nombreux – environ 900 – à être attrapés avec un titre de transport qui ne leur appartient pas.

Comme l'explique Daniel Fankhauser, directeur du service des fraudes aux CFF, dans l'Aargauer Zeitung, les contrôleurs se doivent de prendre leur temps pour vérifier les titres de transport.

Destination «Zurrich» ou «Génève» (sic)

Quant aux fraudeurs, ils pointent dans toutes les catégories. «L'échelle va des seniors qui manipulent leur carte multicourses aux imitations professionnelles réalisées par des bandes aux ramifications mafieuses.»

Et de citer quelques cas pittoresques comme ce billet orthographié «Zurrich» ou un autre avec «Génève». Heureusement que ce jour, la contrôleuse avait de la famille romande et qu'elle a pu relever l'irrégularité.

Certains cas sont plus délicats à détecter, comme cet étudiant tchèque qui a voyagé dans toute l'Europe durant plusieurs semaines avec un billet Interrail réalisé par ses soins. Il s'est fait coincer par une contrôleuse à Genève en voulant visiter la Suisse. «Notre personnel est très bien formé en comparaison internationale», a estimé – non sans fierté – Daniel Fankhauser.

Le directeur voyage avec de faux billets

Toutefois la fraude prend aussi un tour nettement plus professionnel. La police a saisi il y a quelques semaines une grande quantité de billets de papier destiné aux billets de train de plusieurs pays européens. Valeur potentielle estimée à 650'000 francs une fois ces billets imprimés.

Et le directeur de raconter comment il voyage avec de faux billets, mais d'entente avec les enquêteurs. Il a toujours avec lui un titre de transport en règle, mais il veut tester les contrôleurs avec ses billets fabriqués à la maison.

Daniel Fankhauser s'est ainsi rendu récemment à une conférence internationale à Berlin, toujours avec un faux, sans se faire attraper. «Jusqu'à présent, je ne me suis jamais fait coincer», déplore-t-il.

Créé: 27.03.2014, 16h29

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.