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Patriotisme Et si on changeait l’hymne national?

Plus de 200 projets ont été envoyés, et les Romands ont surperformé. Quelques extraits à découvrir en exclusivité.

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Ringard. Inchantable. Le concours lancé par la Société suisse d’utilité publique (SSUP) pour un nouvel hymne national a visé juste: les Suisses veulent changer de disque. Alors qu’elle s’attendait à recevoir une septantaine de projets au terme de six mois d’appel à candidatures, la SSUP en a annoncé 206. A tel point qu’elle doit revoir son budget pour mener le concours à son terme. Parmi les surprises, le nombre de projets en français: 69, soit plus d’un tiers du total.

«Le cantique actuel est particulièrement pompeux en français, c’est l’une des raisons qui a pu pousser les auteurs francophones à vouloir le changer», estime Lukas Niederberger, directeur de la SSUP. «Ils sont plus créatifs, à coup sûr!» se réjouit Pierre Kohler, qui présidera l’un des jurys appelé à désigner les 10 projets soumis au vote du public en 2015.

Nature et démocratie

La dizaine de projets rédigés en français qu’a pu consulter «Le Matin Dimanche» - et qui est représentative de l’ensemble selon les organisateurs - s’éloigne assez peu de l’esprit du cantique actuel, composé en 1841 par le moine Alberich Zwyssig sur des paroles allemandes adaptées en français par Charles Chatelanat. La préservation de la nature, la beauté des paysages, les bienfaits de la démocratie, l’unité du pays, la paix, sont des notions qui reviennent régulièrement dans les projets d’hymnes nationaux dont les auteurs sont connus uniquement, pour l’instant, par le notaire désigné.

Peu de chance que Stress, par exemple, ait envoyé une version rap du genre de son fameux «Mais où?» qui avait tant énervé l’UDC en 2007. Ou que Stephan Eicher se soit lancé dans une ode aux Yéniches. Le règlement du concours était très strict: le nouveau texte doit s’inspirer du préambule de la Constitution suisse, ce qui bride un peu les imaginations.

Il n’était pas question de soumettre un projet sans parole (comme l’hymne espagnol) ou dans une autre langue que les quatre langues nationales. D’ailleurs, les organisateurs ont écarté deux projets: l’un parce qu’il ne comportait pas de parole, l’autre parce qu’il était rédigé… en portugais.

Pour en savoir plus, consultez la nouvelle application Le Matin Dimanche sur iPad ou notre E-Paper pour une lecture sur votre ordinateur personnel.

Créé: 13.07.2014, 09h17

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