Samedi 20 juillet 2019 | Dernière mise à jour 09:48

Jura Le chat d'une brasserie est devenu un totem

À Saignelégier (JU), au paradis du houblon, la notoriété de Saint Bon-Chien est dépassée par son successeur félin, répondant au nom insolite de «27,6».

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Fêter les dix ans du chat de la brasserie, c'est une opération dont Jérôme Rebetez a le secret. Le patron de la Bière des Franches-Montagnes (BFM) est un entrepreneur qui cultive l'absurde mieux qu'un brasseur belge: le chat devenu mascotte s'appelle «27,6», la décimale étant son nom de famille...

Pourquoi «27,6»? «Pour rien... Quand un chat s'appelle «Mistigri», est-ce qu'on se demande pourquoi?», répond le brasseur jurassien.

«L'avantage avec un chiffre, c'est qu'on peut le prononcer dans toutes les langues, ou presque», relève Jérôme Rebetez, dont une mousse élevée en fûts de chêne a été décrétée meilleure bière du monde en 2009 par le «New York Times».

Gagnés à l'émission

Jérôme Rebetez ne possédait pas de chat en 1997 quand il a fondé sa brasserie avec 50 000 francs gagnés à l'émission «Le rêve de vos 20 ans». Celui qui s'est installé à la brasserie de Saignelégier a été baptisé Bon Chien. Sanctifié à sa mort, il est devenu Saint Bon Chien, un nom attribué à la bière de garde saluée par le «New York Times».

L'odeur de la levure ne révulse pas les félins et avec ses effets anxiolytiques, le houblon n'est pas leur ennemi. De quoi est mort le chat Bon Chien? «On lui a donné de la bière industrielle», se marre Jérôme Rebetez, ardant défenseur d'une bière artisanale ni centrifugée, ni filtrée, ni pasteurisée.

Mot de passe

Bon Chien s'est niché jusque dans le mot de passe du Wi-Fi. S'il a été remplacé par un chat trouvé sous la pluie, c'est parce que le malt attire les souris.

Avec la canicule, «27,6» s'est éclipsé mardi dernier, quand le photographe du «Matin» souhaitait tirer son portrait. Même les employés les plus qualifiés pour le retrouver ne l'ont pas attiré, l'un en secouant des maracas, l'autre en l'appelant «Gros Loulou».

Devenu l'emblème de la brasserie, «27,6» a son portrait partout, y compris sur la camionnette de livraison. Jérôme Rebetez sait s'y prendre en matière de communication en ligne: «Un chat, c'est 12 000 likes en plus», observe le brasseur.

Bouteilles consignées

Depuis qu'il a investi des millions dans une usine d'embouteillage, Jérôme Rebetez est capable de produire annuellement 500 000 litres de bière, moitié en bouteilles consignées, moitié en fût de... 27 kilos. Tiens, tiens...

Comme les intimes l'appellent «27», les petits de «27,6» ont été prénommé «28», «29», «30» et «31», mais cette progéniture s'en est allée. Pour ses dix ans, le chat «27,6» a droit à une soirée musicale au club Le Singe du restaurant St-Gervais, en vieille ville de Bienne, ce soir 27 juin.

Créé: 27.06.2019, 11h39

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