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Mobilité Les chauffeurs inégaux à l’examen

Alors que Lausanne a abandonné l’exigence de la connaissance des rues pour les conducteurs Uber, Genève l’a maintenu pour tous les professionnels. Explications.

Les taxis doivent passer un test topographique. Pour les conducteurs Uber, cela dépend de la ville.

Les taxis doivent passer un test topographique. Pour les conducteurs Uber, cela dépend de la ville. Image: Christian Bonzon

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Moins de 80 kilomètres séparent les deux grandes villes lémaniques mais les exigences pour transporter des clients en voiture divergent. Depuis février dernier, l’examen obligatoire dans l’agglomération lausannoise afin d’obtenir une carte professionnelle de chauffeur ne contient plus de test topographique – à savoir, la nécessité de connaître les noms des rues et leur emplacement – à l’exception des taxis. Alors qu’il demeure inscrit dans la nouvelle loi sur les taxis et les voitures de transport avec chauffeur (VTC) dans le canton de Genève.

Lausanne serait-elle plus sensible à l’utilisation des GPS que Genève? Mais pourquoi alors ce distinguo entre taxis officiels et Uber? «Je pense que c’est désormais anachronique de ne pas laisser travailler un chauffeur Uber avec seulement un GPS, explique le conseiller municipal lausannois Pierre-Antoine Hildbrand. Mais j’ai décidé de maintenir le test topographique pour les taxis car les gens qui s’adressent à eux ont des attentes plus élevées. De plus, ceux qui ont une licence A bénéficient d’un monopole public.»

Ministre genevois PLR, Pierre Maudet aurait-il une vision moins libérale que son camarade de parti vaudois Pierre-Antoine Hildbrand? «Dans le projet de loi initié par mon département puis présenté par le Conseil d’État au Grand Conseil, il n’y avait pas d’examens prévus pour les VTC, souligne-t-il. Ce sont les députés, lors de l’examen en commission, qui ont choisi d’en ajouter.» Ainsi, une majorité des élus genevois ont souhaité conserver l’exigence pour tout chauffeur pro de connaître les noms des rues et leur emplacement, ainsi que ceux de diverses institutions locales (hôpitaux, théâtres, hôtels, etc.).

En faveur des tachygraphes

Mais tant Pierre Maudet que Pierre-Antoine Hildbrand se distancient de leurs camarades romands du PLR, Fathi Derder et Philippe Nantermod. Ces derniers plaident au Parlement fédéral pour la fin des permis de chauffeurs professionnels ainsi que de la mise au placard de l’obligation du tachygraphe à bord du véhicule. «J’estime qu’il est important qu’un chauffeur dont le métier est de transporter des personnes ait un bagage minimum de connaissances, ne serait-ce que pour connaître les durées légales de conduite, les temps de repos et la manipulation du tachygraphe, déclare Pierre Maudet. Il en va de sa sécurité, de celle des passagers qu’il transporte et des autres usagers de la route.»

Créé: 25.04.2018, 07h01

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