Mardi 17 septembre 2019 | Dernière mise à jour 01:42

Votations du 25 novembre Les citoyens ont voté pour la crédibilité de la Suisse

L'initiative dite pour l'autodétermination a été jugée difficile à saisir par les citoyens en raison de la question de la hiérarchie des normes.


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La crédibilité de la Suisse en tant que partenaire au niveau international a été le principal motif de rejet de l'initiative pour l'autodétermination le 25 novembre dernier, selon l'analyse VOTO. Pour de nombreux votants, cet objet s'est révélé complexe.

La question de la hiérarchie des normes entre le droit national et le droit international autour duquel s'articulait le texte a été difficile à saisir pour 43% des votants, selon les résultats de l'analyse VOTO publiée jeudi.

La crédibilité de la Suisse en tant que partenaire au niveau international a constitué le principal motif de rejet de l'initiative. Du côté des partisans, ce sont surtout la souveraineté et l'autodétermination de la Suisse qui ont pesé.

Vote partisan

Souvent invoqués lors de la campagne, la défense de la démocratie directe du côté des partisans et la menace pour les droits de l'homme du côté des opposants sont des arguments qui n'ont été que relativement rarement mentionnés, notent les auteurs de l'étude.

Et d'ajouter que «la corrélation entre le comportement de vote et les sympathies partisanes était étroite». Les sympathisants de l'UDC ont ainsi accepté le texte à 87% tandis que ceux du PS et des Verts l'ont rejeté à respectivement 92% et 90%. Ce sont les adhérents du PDC et du PLR qui ont fait la différence en refusant nettement le texte (76%), précisent les auteurs.

L'analyse souligne également que le niveau d'éducation a joué un rôle. La part de non était d'autant plus grande que le niveau d'éducation était élevé.

Pas peur d'une surveillance généralisée

Concernant la surveillance des assurés, les Suisses ont principalement voté en fonction de leur appartenance idéologique, expliquent les auteurs de l'analyse. Ainsi les personnes de droite et du centre ont très nettement accepté le texte (entre 73% et 85%) alors que celles situées tout à gauche de l'échiquier l'ont rejeté dans la même proportion (88%). La gauche modérée était en revanche divisée bien que le PS et les Verts aient soutenu le référendum, relèvent les chercheurs.

Pour ces derniers, la clarté du résultat est due à deux facteurs. D'une part, une majorité souhaitait que les abus soient combattus le plus efficacement possible. D'autre part, la crainte d'une surveillance généralisée n'a que rarement été évoquée, une majorité estimant que les observations se feraient dans le respect des principes de l'Etat de droit.

Partis divisés par les cornes des vaches

Dans le cas de l'initiative pour les vaches à cornes, le fossé entre les partisans du oui et ceux du non «a divisé tous les partis et toutes les couches de la population», soulignent les chercheurs. Et d'ajouter que l'initiative a échoué (54,7% de non) pour des raisons de forme mais aussi à cause de la prime prévue.

Une partie des votants la trouvait ridicule alors que d'autres ont estimé que c'étaient aux éleveurs de décider s'ils souhaitaient laisser leurs cornes aux animaux. Un votant sur cinq a rejeté le texte, car il estimait que les cornes des vaches et des chèvres n'avaient pas leur place dans la Constitution.

L'enquête, financée par la Chancellerie fédérale, a été réalisée par le Centre d'études sur la démocratie Aarau ZDA, l'institut de recherche FORS et l'institut de sondage LINK. Elle a été menée auprès de 1513 votants. (ats/nxp)

Créé: 10.01.2019, 10h04

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