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Libre circulation Clash avec Sommaruga: Köppel persiste et signe

Le conseiller national UDC a maintenu ses propos virulents contre la ministre. Il sera peut-être réprimandé par le Parlement.


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La virulente attaque personnelle du conseiller national UDC Roger Köppel mardi contre la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga aura sans doute des suites. Les chefs de fraction de tous les groupes parlementaires ont décidé d'évoquer le comportement du Zurichois lors de la prochaine séance du bureau du Parlement à la mi-mai.

Il pourrait y être réprimandé pour dérapage verbal, rapporte le Blick mercredi sur son site internet.

Pour rappel, l'UDC zurichois a accusé la ministre de s'asseoir avec «frivolité» sur la Constitution lors du débat sur l'extension de la libre circulation à la Croatie. Il s'en était pris aussi à la politique d'asile de la Bernoise, accusée de déloger des Suisses pour y mettre des jeunes requérants qu'elle va chercher elle-même en Afrique. Simonetta Sommaruga avait alors quitté la salle, suivie du parti socialiste, outrée des propos du rédacteur en chef de la Weltwoche.

«Köppel a franchi une ligne»

Ces propos ont fâché non seulement la gauche, mais une bonne partie du centre-droite. «Roger Köppel a franchi une ligne», a ainsi réagi le PLR zurichois Hans-Peter Portmann. «Nous ne tolérons pas pareil irrespect les uns envers les autres. » Selon le politicien, l'UDC attise ainsi la colère de la population et sape la confiance dans les institutions. «Il faut se battre contre cela», argumente-t-il.

Pour le Vert Balthasar Glättli, qui a également quitté la salle mardi, il s'agit de propos honteux. «Attaquer les gens en dessous de la ceinture témoigne de la faiblesse des arguments», critique-t-il.

Köppel persiste et signe

Roger Köppel a toutefois reçu le soutien de la droite de la droite du National. «Quand on quitte une salle parce qu'on accepte pas des critiques, cela veut dire que l'on n'est pas ouvert à la discussion. C'est un signe de faiblesse», estime ainsi l'UDC Hans-Ueli Vogt.

Quant au principal intéressé, il ne comprend pas pourquoi la classe politique fait autant de bruit autour de ses propos. «J'ai été élu pour examiner de manière critique Mme Sommaruga», se justifie-t-il. «Apparemment, elle ne supporte pas que l'on dise la vérité. Ce n'est pas bon signe», estime Roger Köppel. (nxp)

Créé: 27.04.2016, 12h39


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