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Corruption Le Conseil de l'Europe bannit Andreas Gross

L'ex-conseiller national Andreas Gross (PS/ZH) a été interdit jusqu'à nouvel ordre du Conseil. Motif: il ne s'est pas exprimé dans le rapport sur la corruption sur le «caviargate».

Andreas Gross, ici en 2015.

Andreas Gross, ici en 2015. Image: Keystone

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Dimanche, un rapport paraissait pour faire la lumière sur le «Caviargate», soit sur les élus et ex-élus de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) soupçonnés d'avoir été «achetés» par l'Azerbaïdjan en échange de leur vote, en janvier 2013, contre un rapport dénonçant la situation des prisonniers politiques. Un rapport où les membres suisses de l'APCE ont été interrogés, à l'image du Tessinois Dick Marty. (Lire: Tentative de corruption de politiciens suisses). Tous? Non, l'ex-parlementaire Andreas Gross n'a pas pu rencontrer les experts. Et il en paie le prix aujourd'hui. Il est banni du Conseil de l'Europe jusqu'à nouvel ordre.

Pourtant, rappelle le Blick mercredi, l'ancien conseiller national socialiste zurichois est un politicien qui s'est toujours engagé contre la corruption azerbaïdjanaise. Il s'est rendu plus de 25 fois dans cette ex-république soviétique, y a observé les élections et rendu des rapports pour le Conseil de l'Europe jusqu'en 2015.

Agenda chargé

Que s'est-il dès lors passé? Selon Andreas Gross, il n'a pas pu, vu son agenda chargé, se rendre devant la commission d'enquête en septembre dernier. Et il a dû également décliner, faute de temps là aussi, une conférence téléphonique mi-octobre. Depuis, silence radio de la part de la commission. Jusqu'à la parution du rapport dimanche, un rapport dans lequel il a pu lire qu'il n'avait pas souhaité commenter cette thématique et qu'il avait refusé une conférence téléphonique.

Préjudice à la délégation suisse

Du coup, Andreas Gross se dit fâché: la commission, du moins dans mon cas, ne me semble pas très ouverte d'esprit, critique-t-il. Ce n'est pas parce que ces personnes sont habituées à convoquer des gens, comme on n'ose même pas le faire à l'armée en Suisse, qu'elles doivent en déduire que j'ai quelque chose à cacher, lance-t-il.

Cette affaire pourrait porter préjudice à la délégation suisse, estime le Blick. Pourtant c'est la Suisse qui a déclenché toute l'enquête, rappelle le journal. La délégation devrait publier un communiqué pour faire connaître sa position dans l'après-midi.

Créé: 25.04.2018, 08h59

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