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Immigration de masse Le Conseil fédéral se démène contre l'initiative de l'UDC

Trois conseillers fédéraux sillonnent le pays et occupent le terrain comme rarement auparavant à l'approche de la votation du 9 février prochain sur l'initiative de l'UDC «Contre l’immigration de masse»

Les trois Conseillers fédéraux Didier Burkhalter, Johann Schneider-Ammann et Simonetta Sommaruga (de g. à d.) seront très présents sur le terrain jusqu'au 9 février.

Les trois Conseillers fédéraux Didier Burkhalter, Johann Schneider-Ammann et Simonetta Sommaruga (de g. à d.) seront très présents sur le terrain jusqu'au 9 février. Image: Montage /Keystone

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Le Conseil fédéral fait feu de tout bois et se démultiplie sur le terrain afin de dénoncer les dangers de l'initiative de l'UDC «Contre l’immigration de masse». Simonetta Sommaruga, la cheffe du Département fédéral de justice et police (DFJP), était la veille mardi 7 janvier à Morges et on la retrouve ce mercredi 8 janvier à Balsthal (SO) avant de repartir sur Genève.

Ses collègues ne sont pas en reste, à l'image de Johann Schneider-Ammann, le ministre de l'Economie qui s'exprimera à Langenthal (BE) et de Didier Burkhalter, l'actuel président de la Confédération et responsable du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), qui est attendu à Interlaken (BE). Et toujours sur le même sujet: appeler à voter contre l'initiative de l'UDC le 9 février.

De la propagande financée par l'argent des contribuables

En tout, les trois ministres ont prévu une trentaine d'interventions entre la fin novembre et la votation, sans parler des interviews dans la presse, explique le Blick. Cet activisme tranche avec la retenue passée du Conseil fédéral. Lors de l'initiative sur les rémunérations abusives, Simonetta Sommaruga n'était allée qu'une fois sur le terrain, rappelle le journal de boulevard alémanique.

Cette surenchère irrite à l'UDC. «Cela dépasse le devoir d'information, et de loin», tonne Adrian Amstutz, le chef du groupe au parlement, qui dénonce aussi une propagande des autorités financée par l'argent des contribuables. Il y voit surtout un signe de la nervosité du gouvernement.

Un engagement qui n'a rien d'inhabituel

Le Conseil fédéral n'a en effet pas envie d'un oui dans les urnes qui compliquerait encore plus des négociations déjà délicates dans les bilatérales.

Mais pour le porte-parole du Conseil fédéral André Simonazzi, l'activité des membres du gouvernement s'explique par l'importance du sujet qui engendre plus de demandes. En conséquence, l'engagement des ministres n'a rien d'inhabituel . «Le gouvernement ne mène pas campagne, il ne fait que prendre part à la discussion», a-t-il précisé au Blick.

Créé: 08.01.2014, 15h06

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