Mardi 22 août 2017 | Dernière mise à jour 09:09

Joli coup À lui le «Covfefe Project»

Un entrepreneur valaisan a coiffé le monde entier au poteau en réservant en premier l’expression trumpienne «Covfefe».

Tim Saciri a proposé de poser devant la sculpture métallique de la gare de Brigue, ville où il vit, pour souligner le rôle innovant de la Suisse dans le développement de la crémaillère ferroviaire.

Tim Saciri a proposé de poser devant la sculpture métallique de la gare de Brigue, ville où il vit, pour souligner le rôle innovant de la Suisse dans le développement de la crémaillère ferroviaire. Image: Yvain Genevay

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D’habitude, quand on lance un projet, on développe le produit puis on lui trouve un nom. Un nom qui claque, de préférence. Tim Saciri, lui, en a un de nom, reste à décider ce qu’il désignera précisément. Mais pour ce qui est de claquer, le plus dur est déjà fait. Le Valaisan est en effet l’heureux propriétaire de la marque Covfefe. Soit l’expression tweetée par Donald Trump et par erreur la semaine dernière en lieu et place de «coverage». Un mot qui a fait en quelques heures un véritable buzz mondial, chacun y allant de son détournement ou de sa plaisanterie.

Dentier pour chien

«J’aime bien regarder un peu l’actualité le matin avant de partir travailler, raconte le jeune entrepreneur. J’ai vu le tweet du président et le mot m’a amusé. J’ai attendu quelques heures et quand la sauce a commencé à prendre, j’ai été sur le site de l’Institut fédéral de la propriété intellectuelle. Il n’y a pas eu d’objection, j’ai donc réservé la marque pour le monde entier.» Contre environ 900 francs – et sous réserve que personne ne lui conteste sa propriété – Tim Saciri est ainsi le propriétaire du mot internationalement connu.

Que va-t-il en faire exactement? Mystère pour l’instant, les contours du «Covfefe Project» n’étant pas encore clairement définis. Mais le jeune inventeur entend s’en servir pour faire rayonner l’esprit d’innovation helvétique dans le monde entier. Une mission qu’il a déjà remplie une fois grâce au lancement en 2008 de son Bite-Guard, un dentier pour chien destiné à empêcher les morsures. Un objet désormais vendu dans toute l’Europe. «Je sais très bien la difficulté qu’il y a à faire connaître dans le monde un objet nouveau. Alors il aurait été bête de laisser passer une marque qui est déjà célèbre.»

Tim Saciri l’admet bien volontiers, le facteur chance a aussi joué dans son joli coup. Soit le moment où Donald Trump a tweeté sa désormais célèbre expression, après minuit, heure américaine. «À l’heure où j’ai réservé le mot, les Américains dormaient. Sinon je n’aurais eu aucune chance d’être le premier. Aux USA, il y a des gens qui ne font que réserver des marques comme cela.» D’ailleurs, depuis, un Russe et un Suédois ont également entamé la même démarche que le Valaisan.

Une fois l’arbitrage terminé, restera à Tim à finaliser son projet, mais aussi à faire respecter ses droits. Depuis le 31 à midi en effet, 30 000 entreprises se sont servies du mot pour un slogan, un objet ou une pub. Une célébrité dont Tim Saciri veut profiter. «Le président des USA nous a offert la gaffe du siècle, je veux transformer ça en opportunité de faire quelque chose de sérieux et qui fasse parler de la Suisse en bien. Le projet en question, je l’avais déjà en tête avant. Disons que c’est tombé à pic. Je vais faire des économies. Il ne sera pas nécessaire de lui trouver un nom ni de le faire connaître. La marque est connue grâce à Trump, mais elle va ensuite s’en détacher. Elle ne lui appartient déjà plus.»

Enfin, le Valaisan parle de gaffe même s’il est sûr que le mot n’a pas été tweeté tout à fait par hasard. «Je suis quasi sûr que «covfefe» correspond réellement à quelque chose pour Trump.» Et si une fois le projet lancé son illustre inspirateur veut rencontrer son propriétaire? «S’il veut me rencontrer pourquoi pas? Il pourra même investir, mais pas plus de 10%.» A suivre avec la présentation du Covfefe «Made In Switzerland». (Le Matin)

Créé: 07.06.2017, 06h43


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