Vendredi 10 juillet 2020 | Dernière mise à jour 12:17

Coronavirus Il crée ses propres masques à partir de bouteilles en PET

Un Genevois fabrique des outils de protection contre le COVID-19 chez lui. Une experte de l'hygiène émet une réserve sur son invention.

Vidéo: Dragon Rouge / Youtube

Jean-François Schmid, 51 ans, enseignant en travaux manuels à Genève a inventé une façon rapide de créer un masque de protection sanitaire à base d'une bouteille en PET.

Laurence Senn, responsable de l'unité Hygiène, Prévention et Contrôle de l'Infection (HPCi) du CHUV rappelle que la distanciation sociale, l’hygiène des mains et le fait de tousser ou éternuer dans un mouchoir ou le creux de son coude sont plus efficaces.

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Tandis que les masques pour limiter la propagation du Covid-19 deviennent une denrée rare et prisée, un Genevois de 51 ans a trouvé le moyen d'en fabriquer chez lui à partir d'objets du quotidien.

«À la base, cette réalisation était destinée aux pays où les matières premières ne sont pas facilement livrables, nous précise Jean-François Schmid, enseignant en travaux manuels. Mais vu les circonstances et la pénurie massive de masques, ce sera certainement utile chez nous.»

Moins de 10 minutes

Pour y parvenir, c'est bien simple. Il suffit d'avoir à disposition une bouteille en plastique vide, un stylo pour le démarquage, des ciseaux, quelques pinces, un briquet, un trombone et du fil de fer. Le Genevois de 51 ans, qui montre la marche à suivre sur sa chaîne Youtube, atteste qu'il faut entre 5 et 10 minutes pour le fabriquer. Mais aussi qu'il est lavable et supporte très bien la désinfection par immersion.

«J'ai eu cette idée lorsqu'un ami actif dans l’industrie Aéronautique en France m’a sollicité pour designer un masque simple à fabriquer répondant au cahier des charges d’un Hôpital à Paris», explique-t-il. Inspiré, il s'est lancé le défi de réitérer l'expérience avec des objets que tout le monde peut avoir sous la main. «Le lendemain, j’ai fait le premier prototype avec des bouteilles en plastique, lance-t-il. Et j'en suis très satisfait!»

«Une fausse sécurité»

Pour Laurence Senn, responsable de l'unité Hygiène, Prévention et Contrôle de l'Infection (HPCi) du CHUV, l'intérêt des masques artisanaux dans ce contexte est à prendre avec des pincettes. «Ces masques ou visières faits maison peuvent procurer une fausse sécurité et faire oublier les mesures de base qui restent les plus efficaces pour limiter la circulation du virus. À savoir, la distanciation sociale, l’hygiène des mains et le fait de tousser ou éternuer dans un mouchoir ou le creux de son coude, rappelle-t-elle. Dans la communauté, le port de ce type de masque à visière n'aura pas ou seulement très peu d'impact sur la propagation du virus.»

En ce qui concerne la menace d'une pénurie, la doctoresse se veut rassurante: «il y a actuellement dans les hôpitaux romands, suffisamment de masques médicaux et de lunettes de protection pour les collaborateurs qui sont en contacts des patients.»

Laura Juliano

Créé: 01.04.2020, 06h47

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