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Plurilinguisme Débat sur les langues: Berne met la pression sur les cantons

La pression politique sur les cantons augmente dans le débat sur l'enseignement des langues. Une commission du National menace de rendre obligatoire l'apprentissage d'une deuxième langue nationale dès la primaire.

La polémique sur les langues a pris de l'ampleur depuis que la Thurgovie et Nidwald se sont prononcés en faveur de la suppression de l'enseignement du français à l'école primaire. (Photo d'illustration)

La polémique sur les langues a pris de l'ampleur depuis que la Thurgovie et Nidwald se sont prononcés en faveur de la suppression de l'enseignement du français à l'école primaire. (Photo d'illustration) Image: Keystone

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La commission prendra une décision durant la session d'hiver, soit après l'assemblée de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique (CDIP) agendée fin octobre. «Une initiative est sur la table, mais nous avons décidé d'ajourner le vote, car le sujet est trop sensible», a expliqué ce vendredi 10 octobre le président Matthias Aebischer (PS/BE).

La polémique sur les langues a pris de l'ampleur depuis que la Thurgovie et Nidwald se sont prononcés en faveur de la suppression de l'enseignement du français à l'école primaire. Et elle n'est pas près de diminuer, puisque d'autres cantons comme les Grisons, Schaffhouse ou Lucerne pourraient lui emboîter le pas.

Or, l'apprentissage de deux langues étrangères, dont une langue nationale fait partie des éléments fondamentaux du concordat HarmoS entré en vigueur en 2009. Les cantons signataires sont tenus par un compromis d'en appliquer le principe. Ils ont six ans pour pour sa mise en oeuvre. Un bilan sera tiré en 2015.

Décision cette année

«Nous ne pouvons pas attendre» l'année prochaine, a souligné Jean-François Steiert (PS/FR) en marge du point de presse. «Plus on repousse, plus il sera difficile de trouver un arrangement». Le Fribourgois est l'auteur, avec Kathy Riklin (PDC/ZH), de cette initiative visant à rendre obligatoire ce concordat.

Ce texte éviterait au Conseil fédéral de porter toute la responsabilité et aurait en plus l'avantage d'accélérer la procédure, a-t-il relevé. Le gouvernement a le droit d'intervenir dans le domaine de la formation si les cantons ne s'accordent pas, mais il a décidé d'attendre l'année prochaine.

Si les cantons en font la demande, il pourrait par exemple rédiger «une déclaration de force obligatoire générale du concordat Harmos sous forme d'un arrêté fédéral». Une majorité des partis pencherait toutefois plutôt pour un renforcement de la loi sur les langues. (ats/nxp)

Créé: 10.10.2014, 15h21

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