Mardi 16 juillet 2019 | Dernière mise à jour 07:17

Les phrases restent… Depardieu a songé, au moins une fois, à s’établir en Suisse

Dans le feuilleton qui alimente les médias francophones, un chapitre inattendu est à ajouter au dossier. Lors de la préparation d’un livre d’entretien paru en 2004, l’interprète d'Obélix évoquait déjà un éventuel exil… au pays des Helvètes.

En 2004, le fisc suisse a vu une installation de Gérard Depardieu au pays des Helvètes lui passer sous le nez, si l'on en croit les propos de l'acteur lors de la sortie d'un livre d'entretien.

En 2004, le fisc suisse a vu une installation de Gérard Depardieu au pays des Helvètes lui passer sous le nez, si l'on en croit les propos de l'acteur lors de la sortie d'un livre d'entretien. Image: AFP

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Gérard Depardieu s'exile en Belgique Accusé d'exil fiscal en Belgique, l'acteur Gérard Depardieu a annoncé dimanche 16 décembre qu'il rendait passeport français.

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Sur le site de Marianne.fr, le journaliste Laurent Neumann, auteur en 2004 de «Vivant!», livre entretien paru chez Plon en 2004, évoque les réponses compilées dans l’ouvrage que la star du cinéma français lui avait données à l’époque alors qu’il l’interrogeait sur une éventuelle possibilité de s’installer en Suisse comme plein d’autres acteurs, chanteurs ou sportifs français.

Demande de calcul au fisc suisse

Depardieu avait alors tenu des propos qui prennent au vu de l’actualité une saveur particulière. Extraits.

- Laurent Neumann: «D’autres que toi ont choisi depuis longtemps d’aller vivre sous des cieux fiscaux plus cléments. L’idée d’aller t’installer en Suisse ou dans tout autre paradis fiscal ne t’a jamais traversé l’esprit?»

- Gérard Depardieu: «Je vais être franc avec toi: oui, j’ai déjà pensé m’exiler en Suisse. Non pas seulement pour payer moins d’impôts, mais pour gagner une certaine tranquillité. Pour fuir une pression médiatique qui a déjà causé beaucoup de tort à ma famille et à ma vie privée. Et, aussi, pour rejoindre un certain nombre de mes amis qui ont depuis longtemps élu domicile là-bas. Il y a un an et demi, j’ai demandé au fisc helvétique de calculer ma facture fiscale. Le forfait qu’il me réclamait était très élevé. J’y ai tout de même réfléchi à deux fois. Et puis, je me suis dit que c’était trop compliqué. Je me suis dit surtout que j’étais Français et donc que je devais payer mes impôts en France. Au fond, je suis très bien ici. Mieux, sans doute, que partout ailleurs. J’aimerais simplement que l’on sache que lorsque je touche un gros cachet pour un film, je paie des impôts, des charges sociales, des cotisations chômage… Les sommes énormes qui sont annoncées dans la presse ne vont pas directement dans ma poche. Une fois qu’on a dit cela, je sais que je suis un privilégié, que je gagne beaucoup d’argent, mais je n’en ai absolument pas honte».

2,3 millions d'euros d'impôt en 2004 sous la droite

Le journaliste-écrivain de Marianne précise dans son article paru ce mardi qu’à l’époque, et toujours à l’occasion de ce livre d’entretien, Depardieu avouait payer 2,3 millions d’euros d’impôts par an et être soumis à l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

Il n’est pas inutile de préciser qu’en 2004 la France était sous régime de la droite et dirigée par le président Jacques Chirac et son premier ministre Jean-Pierre Raffarin.

Gérard Depardieu avait également prononcé cette phrase durant la préparation de ce livre-vérité: «J’ai toujours su instinctivement qu’une partie de l’argent que je gagnais appartenait à l’Etat et devait être redistribué. Je suis pour le partage et la redistribution de richesses».

Laurent Neumann conclut son témoignage-éclairage en ces termes: «Au moment où Depardieu choisit de s’exiler en Belgique, ces propos sonnent comme un drôle de paradoxe».

Créé: 18.12.2012, 13h47

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