Dimanche 16 juin 2019 | Dernière mise à jour 06:01

Zurich Deux soignantes auraient aidé un patient à mourir

Jeudi, la justice a condamné deux infirmières pour homicide par négligence.

Le drame s'était déroulé à l'hôpital universitaire de Zurich.

Le drame s'était déroulé à l'hôpital universitaire de Zurich. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Deux infirmières ont été reconnues coupables d'homicide par négligence jeudi par le tribunal de district de Zurich. Elles auraient permis le suicide d'un patient en le laissant seul quelques instants. Aucune peine n'a été prononcée contre elles.

Le patient âgé de 65 ans était dépressif. Il a été laissé sans surveillance quelques instants dans sa chambre de l'hôpital universitaire de Zurich. La personne chargée de surveiller le patient avait terminé son travail et l'épouse du sexagénaire n'était pas encore arrivée à l'hôpital.

Le sexagénaire en a profité pour sauter par la fenêtre du cinquième étage. Blessé, il est mort le même jour.

Pour le Ministère public, il est clair que les deux infirmières ont enfreint leur devoir de diligence. Le risque de suicide était évident. Elles savaient qu'il pouvait commettre un tel acte et elles auraient dû l'empêcher en ne revoyant pas la personne chargée de surveiller le patient. De plus, le médecin avait expressément demandé une surveillance permanente.

Surveillance inutile

Les deux infirmières ont expliqué que le patient s'était calmé et qu'elles considéraient qu'une surveillance était inutile. Elles ne savaient pas que l'homme avait des tendances suicidaires. Par manque de temps, elles ne peuvent pas lire tous les rapports médicaux.

Bien qu'elles soient reconnues coupables, le tribunal n'a prononcé aucune peine contre les deux infirmières. Il s'est basé sur l'article 53 du Code pénal qui stipule qu'on peut renoncer à infliger une peine si l'auteur a réparé le dommage ou accompli tous les efforts pour compenser le tort causé.

Dans ce cas, la veuve a conclu un accord avec l'hôpital. Elle n'a pas voulu d'une poursuite pénale. En contrepartie, l'hôpital a promis qu'il ferait tout ce qui est en son pouvoir pour éviter qu'un tel cas puisse se reproduire. (ats/nxp)

Créé: 06.06.2019, 19h22

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.