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Suisse Deuxième journée de grève des maçons à Genève

Le cortège des manifestants est parti mercredi matin de Cornavin, encadré par une importante présence policière.

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Les maçons romands sont en grève

Les maçons romands sont en grève Des ouvriers du bâtiment ont défilé dans les principales villes en Suisse. Unia a également su mobiliser en Suisse romande.

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A Genève, les maçons ont entamé mercredi matin leur deuxième journée de grève. Les manifestants étaient moins nombreux que la veille à défiler dans les rues de la ville: un millier contre 1800 mardi.

Cette action s'inscrit dans le cadre de la négociation sur la convention nationale (CN) du secteur de la construction qui expire le 31 décembre. A Genève, les syndicats Unia, Syna et SIT ont appelé à une grève reconductible sur quatre jours. A l'instar de la veille, les maçons se sont réunis dès 06h30 mercredi à la place des 22-Cantons, à proximité de la gare de Cornavin.

Le cortège est parti à 08h05. «Les maçons vont prendre le pont!» a lancé au micro Yves Mugny, d'Unia. Mardi soir, les conseillers d'Etat Mauro Poggia, en charge de la police, et Pierre Maudet, en charge de la Sécurité et donc des autorisations de manifester, avaient toutefois informé les syndicats qu'ils ne pourraient pas à nouveau passer par le pont du Mont-Blanc après le blocage abusif du matin.

Risque d'affrontements

Les manifestants ont donc été rapidement bloqués par la police. Yves Mugny a affirmé que l'autorisation d'emprunter le pont avait initialement été donnée. Il a tenté à plusieurs reprises de négocier avec la police. Pour mettre la pression sur le Conseil d'Etat, il a transmis les numéros des téléphones portables de Mauro Poggia, incitant les manifestants à lui envoyer des textos et des photos.

A 09h15, M. Mugny a indiqué avoir parlé au magistrat. «La situation est débloquée. Nous pourrons passer par le pont, sans nous arrêter et sur une voie», a-t-il expliqué sous les acclamations et les sifflets. Par le biais de son porte-parole, Mauro Poggia a justifié cette décision par le risque d'affrontements entre les manifestants et la police et par le fait que l'heure de pointe était passée.

Le cortège s'est remis en marche à 09h25, avançant très lentement et faisant de courtes haltes sur le pont. Le trafic sur la voie ouverte à la circulation a été entravé par des manifestants. Près d'une heure plus tard, Yves Mugny a appelé la moitié des manifestants qui n'avançaient plus de laisser passer les véhicules des syndicats. «Le syndicat a donné sa parole au Conseil d'Etat», a-t-il plaidé.

Pas de prise de parole

Comme la veille, le cortège a poursuivi sa marche dans le centre-ville pour passer sous les fenêtres du Groupement genevois des entreprises. Il s'est ensuite à nouveau rendu en direction de Pont-Rouge, où se trouve la Fédération des métiers du bâtiment, et il devrait terminer son parcours près de la gare, devant la section genevoise de la Société suisse des entrepreneurs.

En fin de journée, les maçons tiendront à nouveau une assemblée du personnel pour décider s'ils poursuivent ou pas la grève jeudi. Si leurs revendications étaient visibles sur des banderoles, personne n'avait pris la parole en milieu de journée pour rappeler leurs exigences pour une amélioration de leurs conditions de travail. (ats/nxp)

Créé: 17.10.2018, 09h24

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