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Yvan Perrin «Je vais devoir me séparer de vous»

La lettre de démission déposée par Yvan Perrin a ému le Conseil d’État Neuchâtelois.

Le président du Conseil d’État neuchatelois Alain Ribaux s'est exprimé hier à Neuchâtel, lors d'un point presse au sujet de la démission de Yvan Perrin, pour des raisons de santé.

Le président du Conseil d’État neuchatelois Alain Ribaux s'est exprimé hier à Neuchâtel, lors d'un point presse au sujet de la démission de Yvan Perrin, pour des raisons de santé. Image: CHRISTIAN BRUN/KEYSTONE

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Regret, respect, amitié et tristesse sont les quatre sentiments évoqués d’emblée dans la lettre de démission adressée par Yvan Perrin à ses quatre collègues. Son sens de la formule se fait littéraire: «Il paraîtra certainement insolite qu’élu depuis tout juste un an, j’ai à vous informer du fait que je vais devoir me séparer de vous…» Pudique, un brin désabusé, Yvan Perrin écrit: «Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai rencontré quelques difficultés.» Oui, quatre ministres, 115 députés et tout un canton ont assisté à sa descente aux enfers. Président du Conseil d’Etat, Alain Ribaux dira que son collègue avait «le regard vide». Il s’avoue impressionné par un récent dialogue tenu en voiture, au sortir d’une séance au contenu compliqué. Ribaux: «Faut parfois s’accrocher.» Perrin: «Oui, j’ai le vertige.»

C’est avec une évidente sincérité que le Conseil d’Etat salue la décision «courageuse et responsable» de leur collègue, à qui il souhaite de retrouver «la sérénité». Le communiqué officiel souligne la loyauté et la collégialité d’Yvan Perrin, mais Alain Ribaux s’extirpe des formules protocolaires: «Yvan, c’est un chic type.»

Comment va Yvan Perrin? «Normalement bien», rapporte Alain Ribaux, en évoquant un homme qui était «à bout de souffle». Difficile d’être plus précis: les deux hommes ne se sont pas téléphoné ce week-end. Le président du Conseil d’Etat retourne à Yvan Perrin une formule qui est la sienne: «On lui souhaite tout de bon.»

Pour compenser son départ, les quatre conseillers d’Etat continueront de supporter une charge supplémentaire de travail de 25% en attendant l’élection complémentaire prévue le 28 septembre. «La charge nous effraie un peu», admet Alain Ribaux. Mais avec le creux de l’été, ça leur paraît jouable…

Leur futur collègue sera peut-être un UDC du gabarit de Raymond Clottu, qui a remplacé Perrin au Conseil national. Toutefois, élection il y aura: le jeune comédien Thomas Wroblevski (27 ans) s’est annoncé comme candidat du vote blanc. Et maintenant que la porte est ouverte, le Vert’libéral Raphaël Grandjean sera tenté d’y mettre le pied, de même qu’un libéral-radical comme Laurent Favre ou Philippe Bauer. (Le Matin)

Créé: 17.06.2014, 07h41

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