Mercredi 21 août 2019 | Dernière mise à jour 00:58

WEF Les dirigeants de l'UE veulent une Europe forte

D'Emmanuel Macron à Angela Merkel, les leaders de l'UE ont plaidé pour plus de coopération entre les pays mercredi à Davos.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Les dirigeants européens présents mercredi à Davos (GR) ont plaidé pour une Europe plus forte. A l'unisson, ils ont mis en garde contre le danger que représentent le protectionnisme et le repli sur soi.

«Les leçons de l'histoire»

Le protectionnisme n'est pas la solution, a défendu Angela Merkel dans son allocution prononcée au Forum économique mondial (WEF). Selon la chancelière allemande, le multilatéralisme est actuellement en danger.

«Avons-nous appris les leçons de l'histoire du XXe siècle?», s'est-elle interrogée. A ses yeux, la réponse aux défis actuels ne saurait être le protectionnisme. «Il nous faut chercher les voies du multilatéralisme, plutôt que des mesures protectionnistes qui ne mènent à rien».

Selon elle, un grand nombre de problèmes ne peuvent être résolus que par la coopération. S'exprimant sur le Brexit, la chancelière allemande a souligné que la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union européenne a également eu des effets positifs.

«France is back»

«Il est regrettable que les Britanniques aient choisi de quitter l'UE, mais cela nous a encouragés à nous concentrer sur les grands problèmes. L'élection d'Emmanuel Macron en France a également contribué à donner un nouvel élan», a-t-elle constaté.

La chancelière allemande et le président français ont été les vedettes du WEF mercredi. Si Angela Merkel est considérée comme affaiblie sur la scène internationale, occupée à constituer un gouvernement, Emmanuel Macron a conquis les participants.

«France is back», «la France est de retour», a lancé le locataire de l'Elysée sous les applaudissements des grands patrons et dirigeants politiques. «Il était interdit d'échouer en France et interdit de réussir», a affirmé le président français, lui qui veut encourager au contraire à «prendre des risques».

Contrat mondial

Emmanuel Macron a réclamé un «nouveau contrat mondial» face à une mondialisation «qui tire le monde vers le bas». Sans quoi, a-t-il averti, «les extrémismes gagneront dans dix ou quinze ans dans tous les pays.»

Le président français a par exemple appelé les multinationales à «renoncer à l'optimisation fiscale à tout crin». Les gouvernements devraient eux avoir des stratégies fiscales coordonnées au niveau international, notamment pour taxer les géants du numérique qui ne paient pas d'impôts, a-t-il dit.

«Nous n'aurons jamais de réussite française sans réussite européenne», a-t-il affirmé. Emmanuel Macron propose de redessiner une nouvelle stratégie européenne pour les dix prochaines années.

Avant-garde

«Nous n'allons pas construire quelque chose d'ambitieux à 27. Il faut une certaine avant-garde de l?Europe dans des domaines critiques. Si certains sont prêts à être plus ambitieux, notre porte est ouverte», a déclaré l'ancien banquier.

L'Europe a cette année une opportunité de se relancer, a affirmé pour sa part le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni. «Nous avons une chance sans précédent de relancer l?UE. Ceux qui ont parié sur une crise définitive de l'Europe ont perdu», a-t-il relevé dans son discours.

Le premier ministre de la troisième puissance économique de la zone euro plaide pour la relance de l'Europe politique au niveau international. L'UE a un énorme pouvoir commercial, mais n'a pas une position politique suffisamment forte, estime le dirigeant transalpin. «C'est notre devoir pour les mois à venir», a-t-il dit.

Primauté au dialogue

M. Gentiloni a lui aussi appelé à ne pas céder au protectionnisme. «Notre histoire, nos racines ne sont pas synonymes de protectionnisme. Nous donnerons toujours la primauté au dialogue», a-t-il martelé.

Le dirigeant italien n'a pas caché ses divergences avec la politique de Donald Trump, qui doit arriver jeudi à Davos. «Je pense que c'est un désir légitime des dirigeants politiques de protéger leurs citoyens, leurs entreprises et leur économie, mais il y a une limite», a-t-il déclaré.

«Notre rôle n'est pas de commenter ce que dit le président américain. Lorsque nos intérêts sont en jeu, nous faisons part de nos divergences». Paolo Gentiloni a appelé à ne pas démanteler le cadre international et ses accords commerciaux. (ats/nxp)

Créé: 24.01.2018, 20h12

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.