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Appel Vous avez dit «Oui» et vous nous dites pourquoi

Vous avez appuyé l'initiative «Contre l'immigration massive»? «Le Matin» vous donne la parole. Envoyez-nous vos arguments.

Image: Keystone

Vous avez dit «Oui», dites-nous pourquoi

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«Oui» pour un outil

«Historiquement, la Suisse a toujours eu recourt à de la main d’œuvre étrangère, surtout ici en Valais. D'ailleurs, avec le temps, un bon nombre de cette main d’œuvre a demandé à être naturalisée. J'ai donc grandi avec des Suisses portant des noms Italiens ou Français et hors mis leurs noms de famille, il n'y a jamais eu de différence. Actuellement dans ma profession je ne me sens pas concerné par le dumping salarial. De plus, compte tenu du contexte avoisinant, notre chômage est incroyablement bas. J'aurais donc théoriquement dût voter contre l'initiative, d'autant plus que l'immigration a, à mon avis, été très bénéfique à la Suisse pendant toutes ces années. J'ai dit "oui", pour que la Suisse et surtout pour que certaines régions se dotent d'un outil de régulation. Je ne pense pas que nous soyons "dans le rouge", mais comme un ingénieur prévoit un système d'arrêt d'urgence sur une moteur, il faut un outil de contrôle pour éviter que la machine s'emballe. Nos infrastructures ont besoins de temps pour s'adapter à une forte croissance de la population, c'est tout. Il n'y rien "d'anti-européen", de xénophobe ou quoi que ce soit de négatif, c'est simplement de l'ordre du bon sens. D'ailleurs, j'espère que cet outil sera dans les mains des cantons parce que chaque canton n'a pas les mêmes besoins en main d’œuvre et que les Caisses cantonales de chômage connaissent les besoins en mains d’œuvre de leur canton respectif. Inutile en Valais d'imposer des limites par exemple, alors que peut-être le Tessin est obligé de mettre le holà à un moment donné. Je pense même que cette cantonalisation de cet outil serait un argument à faire valoir au prêt de l'UE : la Suisse reste ouverte sauf dans certaines régions en surchauffe. (...)»
grégoire@

Quatre fois «Oui»

«J’ai voté OUI, parce que les politiciens sont aujourd’hui trop loin de la réalité et du peuple, qu’ils traitent comme xénophobe et imbécile. Parce que le parti socialiste s’allie avec les milieux patronaux dans leur quête du profit immédiat pour pouvoir à leur tour profiter des accords bilatéraux avec l’Europe afin d’importer en Suisse incognito le modèle politique et social européen. Parce que l’avenir des gens qui viennent en Suisse et de ceux qui y vivent déjà est laissé pour compte. (...) OUI, parce que l’intégration de 80’000 étrangers par année dans un si petit pays est une utopie, même avec les meilleures mesures d’accompagnement du monde. OUI parce que c’est une aberration écologique de bétonner la Suisse avec toute sortes de PME européennes, qui ne peuvent se développer qu’ici, vu l’imposition fiscale étouffante en dehors de nos frontières. OUI non pas pour une croissance forte, mais au contraire, pour une croissance modéré, mais responsable.»
natacha@

La responsabilité des milieux économiques

«Je suis suissesse, née à Genève où j’ai grandi et suivi toute ma scolarité jusqu’à l’Université. J’ai voté "oui" sans hésiter dès lors que cette initiative de l’UDC a été la seule mesure proposée par une partie de nos élus, comme résolution au problème du chômage notamment, devenu intolérable à Genève en raison, surtout, des frontaliers, les autres partis se contentant seulement de dénoncer l'initiative, en la prétendant, à tort, xénophobe sans rien proposer comme solution. Je suis moi-même d’origine turque et je ne trouve pas cette initiative xénophobe, son but étant non pas de supprimer l'immigration mais de réguler un phénomène devenu problématique pour l’avenir professionnel de la population suisse, notamment par l’afflux croissant des frontaliers. (...) Ceux qui crient à la xénophobie oublient que ce sont avant tout les acteurs des milieux économiques qui sont les premiers à faire des différences, des discriminations massives et abusives, du favoritisme, à pratiquer des privilèges et du copinage à l’embauche. Ceux-ci ne doivent pas perdre de vue que c ’est surtout de leur faute que le peuple suisse a manifesté son ras-le-bol. (...) Trouvez-vous normal d’avoir étudié 25 ans, en sacrifiant votre jeunesse posé sur une chaise universitaire, d’avoir étudié jusqu’à 22h00 le soir, comme moi, sans avoir pu profiter de la lumière du soleil pour devoir être privé d’une carrière professionnelle? De finir sa course au chômage et à l’hospice général sans connaître la moindre satisfaction des bénéfices du travail, sans savoir ce que signifie toucher son premier salaire? (...)»
elyn@

Un «Oui» pour tester l'Europe

«J'ai dit "oui" pour me prouver, que si c'était vraiment un "oui" qui sortait des urnes cela confirmerait que l'Europe est un dictateur vis a vis de la Suisse car le "non" n'aurait apporté aucun effet, aucune discutions. Mais a voir la réaction de l'Europe cela veut dire qu'on ne peut rien faire dans notre pays sans son accord. Je voudrais savoir si nous avons adhéré a la dite Europe ou si nous sommes un pays souverain. Je crois aussi que si nous avons besoin de cette Europe pleine de problèmes, elle a aussi besoin d'un petit pays qui lui montre le chemin a suivre, leur arrogance n'aura aucun effet sur nous car c'est nous qui avons raison, l'avenir le prouvera. Ce n'est pas un recul, mais un progrès pour les générations futures (...)»
alois@

Pour la qualité de vie

«Si nos enfants avaient la possibilité de trouver un appartement et un travail convenable j'aurai voté non. Mais nous ne pouvons que constater que notre pays est trop petit pour accueillir autant de monde sans nuire à la qualité de vie des citoyens suisse, c'est pourquoi j'ai voté un oui. J'ai voté oui pour l'idée de L'UDC et non pour L'UDC.»
tacaliloo@

Parce que les promesses sont non tenues

«Voici les arguments que j'ai retenu lors de la votation: Nul doute que nous ayons besoin des étrangers, qu'ils soient frontaliers ou non, dans notre pays. Toutefois, à l'époque, lorsque l'accord de libre-circulation devait être voté et que la campagne battait son plein, on nous a dit que l'immigration serait douce et compensée par des mesures d'accompagnement comme la lutte anti-dumping. Non seulement ces promesses n'ont pas été tenues mais en plus de ça on voudrait nous faire croire que 80'000 personnes en plus chaque année en Suisse est viable à long terme. On voit des travailleurs français se faire engager comme RH au sein d'entreprises pour n'engager ensuite que des frontaliers français. Ce genre de procédés indignes et abusifs, excluant la population locale, ne peuvent être tolérés sous prétexte du coût plus élevé du travailleur suisse. Concernant le transport et vivant à Genève, je suis effaré de voir 75'000 voitures arriver et repartir tous les jours de Genève, à l'heure où tout le monde parle d'écologie. La pollution qui augmente, une circulation difficile toute la journée, plus des bouchons à partir de 16h et finissant généralement à 20h. Sans parler des trains plus que bondés, des autoroutes surchargées... De la croissance oui, de la création d'emploi oui, des étrangers et des frontaliers oui, mais pas à n'importe quel prix et pas au détriment de la population locale.»
Alexandre@

Témoin du dumping

«J'ai 25 ans et je ne suis en aucun cas raciste. J'ai voté Oui car je travaille dans le recrutement d'une grande entreprise, où l'on assume clairement engager les étrangers pour les payer moins chers. Nous recevons chaque jours des dizaines de candidatures d'Espagne, d'Italie, de France. Des personnes qui n'habitent pas du tout dans la région mais qui veulent tous fuir la catastrophe qu'est l'Europe. Je pense que la Suisse a besoin de limiter les étrangers car nous sommes trop petits pour accueillir toute la population de l'Europe. Je pense que tout comme le Canada, l'Australie, les USA etc. Nous devons limiter l'accès à notre pays car nous sommes beaucoup trop attractif par rapport aux pays voisins.»
c@

Accords à sens unique

«J’ai voté oui car j’aime mon pays et parce que nos politiques se déconnectent de plus en plus la réalité. La vérité est que ces accords bilatéraux fonctionnent bien d’un seul sens, de l’extérieur vers la Suisse. Essayez en tant qu’entrepreneur de vous établir en Italie, je vous souhaite bonne chance, rien ne fonctionne là-bas d’où l’afflux de frontaliers au Tessin. De plus, les mesures d’accompagnement sont une plaisanterie et ne sont pas ou peu appliqués. On ne mesure pas encore la vrai réalité du dumping salarial. Que l’économie aille bien, tant mieux. Le problème est que les richesses ne se répartissent pas. Ce progrès ne concerne qu’une minorité.»
françois@

Le vote le plus difficile

«Je dois l'avouer, ce vote a été l'un de plus difficiles de ma carrière de votant. (...) et c'est, finalement, bien informé que j'ai pris ma décision. Les problèmes systémiques ont été un facteur fort dans ma prise de décision. Le fait que je voie un grand nombre de mes amis et proches finir au chômage, alors qu'ils ont fait de brillantes études et recherchent activement du travail, et tout ça parce-qu'ils sont "trop chers" a été un premier point. J'estime aussi qu'il y a trop de monde au chômage. Je reconnais qu'il faut une main d’œuvre qualifiée dans tous les services. Mais les employeurs exagèrent dans leurs exigences. J'attends, de mon vote, des quotas qui permettront un appel d'air à ce niveau. J'ai aussi, comme d'autre ici, vécu le refus d'un employeur, car je demandais 3600 Chf de salaire "parce-que les frontaliers ils demandent moins, eux"... Cette tendance doit être cassée, et cette initiative devrait, à moyen terme, permettre un changement sur ce plan. J'estime aussi que la Suisse est surpeuplée et j'appuierai toute prise de décision qui ira vers une limitation/quota du nombre d'habitants. Le Conseil-Fédéral ne peut plus enfouir la tête dans le sol, il faut repenser l'AVS et son financement et ré-ajuster la courbe démographique pour aller vers une stagnation. Et, de ce fait, repenser la manière dont nous envisageons "la croissance". J'espère que la votation du 9 permettra déjà d'empêcher que la baisse démographique soit, sans-cesse, compensée par une importation d'immigrés. Je pense que l'introduction de quota permettra aussi à la Suisse d'avoir, enfin, un moyen de pression, pour négocier avec l'Union Européenne, qui, il faut être clair, n'a pas brillé par sa camaraderie dans les dernières années. J'attends, entre-autres, dans un accès de rage et de mauvaise humeur, que le conseil européen casse tous les accords avec la Suisse. On pourra alors, enfin, re-placer nos douaniers aux postes frontières (parce-que, oui, parmi les accords, il y a avait des parties qui empêchaient les douaniers d'être trop présents dans les zones de frontières) et de lutter plus efficacement contre tous les problèmes qu'à amené la libre circulation des personnes (et des criminels). Mais je ne suis pas dupe. Je m'attends à une revanche de l'Europe, qui n'accepte plus la démocratie sur son sol, et qui n'acceptera pas ce vote démocratique sans se venger comme un élève de primaire à qui on aurait volé sa sucette. Mais, dans le pire des cas, nous aurons des complications dans les procédures d'exportation et une baisse de certaines commandes, qui engendreront une baisse de la demande en travailleurs. A nous alors, d'adapter nos quotas en conséquence, pour ne pas pénaliser notre marché intérieur du travail. Adieu l'Europe, on a cru en toi, mais tes facéties ont conduit au divorce. Puisses-tu vivre heureuse, mais sans nous.»
bob@

«Le résultat ne m'étonne pas»

«Je me rends compte que le dumping salarial est bien réel. En effet je travaille dans une grande entreprise et même dans cet entreprise la volonté est de faire baisser les salaires. Économie suisse et l'union patronale comptaient bien sur cet immigration de masse pour faire baisser nos revenus en nous remplaçant par des frontaliers moins payés. Le résultat de ce vote ne m'étonne pas. C'est bien fait pour les lobbys, que je cite au début, ainsi que le gouvernement suisse qui n'a pas su, depuis longtemps, écouter le peuple.»
jean-charles@

Nos jeunes à soutenir

«Pour soutenir tous ces jeunes qui sortent formations et se retrouve au chômage sous le simple prétexte qu’avec un salaire de Suisse on occupe 2 étrangers sans formations. Il faut arrêter de tous voir comme du racisme, dès que les Suisses mettent des limites à certaines choses!»
johnny@

Contre «le chantage européen»

«J'ai voté oui pour protester contre la discrimination faite aux Suisses et autres résidents. À la douane se sont que les voitures suisses qui sont arrêtées. Les accords bilatéraux sont totalement déséquilibrés. Le chantage européen des ministres Fabius et autres est totalement inacceptable. La commission européenne n'est pas démocratique et est l'illustration parfaite de l'arbitraire.»
claude@

Europe et dumping

«Si la campagne a été assez émotionnelle (des deux cotés), j'ai préféré quant à moi me baser sur des éléments concrets. Le constat est le suivant: nous avons des bonnes relations avec l'UE, qui profitent aux deux parties (notamment nous importons de l'UE plus que nous exportons). Le développement de l'UE cependant s’apparente plus à une fuite en avant très politicienne, qu'à quelque chose de raisonné. En effet, penser que l'on peut mettre ensemble une telle hétérogénéité de cultures, de niveaux de vie et de systèmes sociaux est illusoire. Et nous commençons à en voir les limites (la Bretagne devient zone sinistrée, l'Angleterre veut sortir, ...). Des pays de l'Europe des 9, seule l’Allemagne a tout à gagner de cette expansion car elle se situe au centre, et ne rémunère que le travail (salaires bas, peu de contraintes et peu de prestations sociales).»

«Nous sommes au milieu de cette Europe là, en en subissant les conséquences: dumping salarial à tous les niveaux (un cas récent que j'ai pu observer: des consultants slovaques qui viennent à Zurich de lundi matin au vendredi soir, se vendent à très bas prix et ne paient aucun impôt chez nous), insécurité, coûts directs, prix de l'immobilier (confirmé par les journalistes de la RTS), ... S'il n'est pas question de fermer nos frontières, nous avons un besoin vital de réguler cette immigration selon nos besoins. C'est le sens du texte que nous avons accepté ce week-end. Donc, oui, j'ai voté pour cette initiative.»
françois@

Les Suisses existent aussi

«Christian Levrat, contrairement à tous les autres politiques, a résumé le sentiment des Suisses avec qui j'ai répondu par un OUI. Le Conseil fédéral aurait fait son boulot comme il le fallait et anticipé beaucoup plus tôt, la votation n'aurait pas passé. Seulement, on a à faire à des personnes qui se pensent les meilleures, qui savent mieux que les autres et qui ne sont pas fichues de se mettre à l'écoute de la population. Il est temps de rappeler au Conseil fédéral que les Suisses existent aussi! Et je ne parle pas des entrepreneurs...»
jean-michel@

2800 francs brut

«Suisse, CFC de mécanicien sur automobile avec complément en mécatronique. Garage de la région lausannoise : 2800 francs brut pour un poste à 100 %. "Si vous n'êtes pas d'accord, j'engage un troisième frontalier." Ma copine s'est vu proposer une garde d'enfants 12 heures par jour, de 6 h à 18 h, à Prilly, pour 1,80 (un franc et huitante centimes) de l'heure, sans indemnités de déplacement et de repas. Dénoncés, ces 2 exemples ne m'ont jamais valu de réponse... No comment.»
mizatu@

Limiter les profiteurs

«J'ai voté en faveur de l'initiative UDC. Tout simplement pour éviter le nombre croissant de profiteurs qui viennent dans notre pays pour prendre de l'aide sociale sans travailler. Nos caisses sont de plus en plus vide. La suisse ne peut pas accueillir toute la misère du monde. Il faut un réel contrôle de nos frontières. Il y a également le chômage qui est en constante augmentation et pour protéger nos emplois et nos logement, je pense que cette initiative et la meilleure solution.»
dany@

Un paradis à protéger

«Enough criminals from Eastern Europe, the Balkans and Africa entering Switzerland freely already. The Swiss will have to learn to do jobs they don't like. Switzerland is a piece of heaven in the middle of hell. Let's keep it that way!»
bob@

La coupe est pleine

«Les 10'000 frontaliers qui entre dans un petit canton comme Neuchâtel provoque une baisse salariale a l'engagement ! A la chaux-de-fond on vous propose Fr. 3300.- a l'engagement dans les manufactures horlogère. Qu'elle suisse peut donc accepter ce salaire ? Je comprend parfaitement mon vote. Les frontaliers sont nos amis mais nous aimerions qu'il participe a l'effort commun par leur participation aux impôts comme leur collègue de travail Suisse. Devons nous maintenant payer avec nos impôt les infrastructures routières pour leur permettre de venir travailler en suisse? La coupe et pleine c'est pour cela qu'il fallait mettre un frein a l'expansion de +de 10% par année de frontalier.»
cedric@

Priorité aux résidents

«j'ai voté OUI le 9 février car je cherche depuis des mois un emploi et je n'en trouve pas. En effet, tous les RH sont "maqués" par des français qui donnent la préférence à leurs compatriotes. Je suis né en Suisse, j'ai la nationalité suisse, diplômé d'une université suisse et je suis pour la priorité aux résidents et ensuite aux frontaliers. Je précise que j'ai voté pour les accords bilatéraux mais je ne suis plus d'accord que la Suisse devienne le paradis de l'emploi pour les frontaliers et l'enfer pour les résidents. De plus les entreprises suisses n'ont pas joué le jeu. En effet, elles ont profité du choix que donne la libre circulation pour mettre en concurrence les locaux avec les euro frontaliers. Combien de personnes vont travailler le lundi matin la peur au ventre de se faire virer et être remplacé par des frontaliers? (...)»
superbike@

Trois raisons

«Voilà les principales raisons qui m'ont poussé à voter oui: - Trop de frontaliers = plus de chômage en suisse - Ras le bol général de voir les français vivre mieux que les suisse simplement parce qu’ils habitent de l'autre coté de la frontière et qu'ils gagnent 3x le salaire français en suisse pour le même poste. - Nécessité évidente de réguler l'immigration pour éviter le tourisme social et autre abus connu.»
andross@

Un accueil réfléchi

«J'ai voté pour limiter l'immigration, moi même étrangère naturalisée je n'ai pas eu de problème d'intégration vu que je viens du Maroc où on est déjà bilingue et que je vis en suisse depuis petite déjà! Certes les étrangers aident à la prospérité de ce beau pays à travers leur savoir faire mais cet accueil doit être réfléchi suivi de mesures concrètes pour les aider à s'intégrer. Ça me choque de voir des étrangers établis en Suisse depuis 10 ans et plus qui ne peuvent même pas aligner une phrase en français! Se rajoute à cela le trésor infini de l'aide social qui selon moi est attribué sans limite à ses gens qui ne font aucun effort pour travailler. La suisse doit cibler les domaines où la main d'œuvre est insuffisante, établir ensuite des mesures et poser des conditions pour accueillir ces professionnels!»
sbai@

D'abord non, puis oui

«Je n'aime pas l'UDC et ses initiatives populistes. Cependant, quand j'avais le bulletin de vote devant moi, j'ai d'abord mis non, puis après réflexion , OUI, pourquoi? Nos autorités ne font rien de sérieux pour endiguer l'afflux d'étrangers, partout, nos routes sont encombrées, les appartements ont pris l’ascenseur des prix, les suisses voient le travail leur échapper, remplacé par des forces étrangères qui acceptent de travailler pour moins cher. J'ai eu le cas, dans ma famille, mes enfants, mes neveux, ont eu beaucoup de peine à trouver un travail, malgré une formation exemplaire. D'autre part, les étrangers qui arrivent sans avoir déjà du travail, en libre circulation, sont trop nombreux, nous ne pouvons être la Mère Teresa, de l'Europe, continuellement, aider oui, laisser venir ceux que nous avons besoin réellement oui, mais tout le monde, sans intégration, non. (...)»
jm@

Trop de bouchons

«J'ai voté oui parce que: 1) Lorsqu'il y à trop d'étrangers en Suisse, cela devient de plus en plus difficile de trouver un travail et en plus parce que beaucoup de patrons sont malhonnêtes en les sous payant, cela crée du dumping salarial! 2) Trop d'étranger en Suisse créé aussi trop de bouchons sur les routes (Genève) et une crise du logement ce qui fait augmenter les loyers (...) 3) Certaines population sont sur représenté dans certains secteur de criminalité.»
Jean-philippe@

Contraindre les entreprises

«A la base je n'ai pas dit oui, mais je crois qu'en fait j'aurais dû et je suis assez contente du résultat. Mais reste à voir les conséquences... Pourquoi je pense comme ça? Simplement parce que j'ai fini mes études de Master en management à l'université de Genève. Et qu'est-ce qu'on nous dit quand on recherche un travail? On nous dit que niveau salaire on doit viser 4500, max max 5000 CHF par mois (à Genève) car les gens qui viennent de l'étranger acceptent cela et même moins. (...) J'espère qu'avec cette votation, les entreprises auront certaines contraintes qui les pousseront à engager en premier lieu les résidents.»
patricia@

Le Tessin n'est pas xenophobe

«J'ai voté "oui", même si (...) j'aurais préféré que le "non" l'emporte. Paradoxal? Non, car j'ai voté "oui" touché et préoccupé par la situation que vit actuellement mon canton, le Tessin. Un canton (...) qui accueille tous les jours 60'000 frontaliers (pour un total de 170'000 emplois). Qui, ces cinq dernières années, a vu l'installation de 4'528 (!) entreprises italiennes, privilégiant les collaborateurs d'outre-frontière. Qui compte un taux de chômage réel avoisinant le 11% (en considérant ceux ayant perdu le droit aux indemnités, + 60% en dix ans), le 15% chez les jeunes. Un canton où le dumping salarial est à l'ordre du jour, ce qui a transformé le monde du travail en une jungle sans pitié pour des travailleurs obligés à renoncer à leur dignité. Un canton où les responsables du plus grand centre commercial avouent sans gène employer le 98% de frontaliers. Et ainsi de suite... Chers amis romands, amis de mille batailles, ce canton qui à voté à plus de 68% de oui n'est ni xénophobe ni rétrograde. C'est simplement un petit canton, en difficulté qui a voulu exprimer son ras-de-bol face à des autorités qui ont systématiquement ignoré tous les appels à l'aide. (...)»
noahfidel@

On se moque de la classe moyenne

«Je suis une personne non membre de l'UDC. J'ai soutenu sur Facebook le vote positif à cette initiative. C'est une façon de défier le gouvernement et le patronat qui se moque de la classe moyenne suisse, celle qui tous les mois doit réfléchir comment payer ses factures (...). De plus, je suis loclois et je supporte tous les jours le trafic et les bouchons de plaques françaises, soit 25min le matin pour faire 7 km et 35 min le soir. Nos autorités donne des permis de construire au usine sans améliorer les voies de communication donc des bouchons de plus en plus grands ( en 1999 il me fallait 10 min le matin et 15min le soir). Une autre raison c'est l'attitude des patrons dans ma région. Mon meilleur ami à suivi une formation de technicien de production à Neuchâtel. Dans son cours de gestion du personnel, un directeur a clairement expliqué pourquoi il employait une majorité de frontalier en ces termes: les français sont plus malléables plus dociles et moins absents que les suisses. Ça fait mal d'entendre cela (...). »
claude@

Oui au principe de subsidiarité

«J'ai dit oui, car je pense que la Suisse doit pouvoir maîtriser les flux migratoires de façon libre et indépendante. Selon le principe de subsidiarité, qui mieux que les personnes et/ou autorités directement concernées par les effets négatifs d'une trop grande affluence d'immigrés peuvent et doivent agir? C'est bien les Etats qui doivent rester le rempart contre les dérives voulues par la droite ultra-libérale et la gauche mondialiste. Enfin, c'est le Peuple, directement concerné par le dumping salarial, les insuffisances de certaines infrastructures, les concurrences déloyales, les abus des prestations sociales, etc., qui doivent avoir le dernier mot.»
alex@

Un pays est comme une maison

«Le OUI c’est pour mes enfants car je veux qu’ils vivent dans un pays sûr, stable, propre, avec un avenir. En pays où, quand vous marchez dans la rue, on ce sens chez soi et pas ailleurs comme dans le cas d'autres villes européennes. Lorsque vous êtes à la maison, vous ouvrez la porte et laissez entrer la ou les personnes que vous voulez. Vous fermez la porte de votre maison à clé pendant la nuit (et même parfois pendant la journée), car vous ne laissez pas entrer tout le monde et n’importe qui. Alors, pourquoi laisser la porte ouverte (et sans clé) de votre pays?»
vb1971@ (Le Matin)

Créé: 11.02.2014, 08h52

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