Mardi 16 juillet 2019 | Dernière mise à jour 16:26

Neuchâtel Une écume suspecte monte au nez d'un promeneur

La mousse charriée régulièrement par un ruisseau insupporte un citoyen des Brenets, qui pointe du doigt la station d'épuration du Locle.

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Tous les jours, Lothar Jaggi se promène dans une forêt des Brenets (NE), où il réside. Ce qu'il remarque dans le ruisseau le rend furieux: «Regardez cette mousse: elle semble sortie de la station d'épuration du Locle», dénonce ce thérapeute qui redoute une pollution par hydrocarbures.

Quand il a posté une vidéo sur un site dont il est administrateur, Lothar Jaggi a manié l'humour: «Les travaux d'assainissement de la STEP sont en bonne voie... au vu de la quantité de mousse qui arrive aux Brenets, on peut en déduire que l'eau est propre.»

Dans le Doubs

Mais ce commentaire sarcastique cache une véritable colère: «Le canal de rejet de la STEP traverse sans filtre une réserve naturelle», dit-il, en critiquant les «pseudo-aménagements» réalisés à la station d'épuration du Locle.

«En cas d'orage, le trop-plein des bassins dépourvus de système séparatif pollue le lac des Brenets», reprend le promeneur. «Si les installations répondent aux normes, pourquoi ne pas publier les mesures effectuées?», s'interroge Lothar Jaggi, en appelant à la rescousse l'Office fédéral de l'environnement.

Deux fois par jour

De ses fenêtres, Lothar Jaggi voit les eaux boueuses de la Rançonnière entrer deux fois par jour dans le Doubs, lorsque les vannes de vidange sont ouvertes à la station d'épuration du Locle, inaugurée en 1971.

Avant Pâques, le conseiller communal Cédric Dupraz s'est exprimé dans Arcinfo: «La mousse se retrouvant déjà sur les berges du ruisseau de la Combe-Girard, celle-ci passe de ruisseau en ruisseau pour se jeter directement dans la rivière». Ce coup-ci, la STEP et son réseau de canalisation semblent hors de cause.

«Problème phytosanitaire»

«Il peut s’agir d’un problème phytosanitaire, en raison d’un épandage en lien avec l’agriculture», remarque Cédric Dupraz. Une analyse du produit incriminé a été commandée, mais l'élu admet tout de go que la station d'épuration «pose problème».

Un crédit de 31 millions pour la construction d'une nouvelle STEP a été acceptée il y a un an par la Conseil général. Une phase test pour les micro-polluants est prévue en... 2023.

Créé: 24.04.2019, 09h35

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