Jeudi 27 février 2020 | Dernière mise à jour 17:54

Internet Edward Snowden, star d'un soir à Lausanne

Le lanceur d'alerte le plus célèbre de la planète était en direct depuis Moscou avec les étudiants de l'EPFL. Au centre de ses propos: la liberté et la vie privée méritent plus que jamais d'être défendues.

Depuis Moscou, Edward Snowden a passé un moment lundi soir avec un millier d'étudiants réunis à l'EPFL pour les Applied Machine Learning Days.

Depuis Moscou, Edward Snowden a passé un moment lundi soir avec un millier d'étudiants réunis à l'EPFL pour les Applied Machine Learning Days. Image: Twitter/Heidi News

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Lundi soir, dans le cadre de l'événement Applied Machine Learning Days (AMLD) à l'EPFL de Lausanne, Edward Snowden était présent par caméra interposée depuis Moscou pour réaffirmer son discours en faveur de la liberté et de la résistance sur l'Internet et les réseaux sociaux.

Après avoir dénoncé les projets de surveillance de masse à travers Internet en 2013, Edward Snowden est en exil en Russie depuis 2014. Le site Heidi News, partenaire des AMLD, a relaté l'essentiel des propos tenus par l'informaticien devant un millier de participants (en intégralité à ce lien).

De l'esprit pionnier...

Edward Snowden a rappelé les débuts de l’Internet, lorsque l'état d'esprit était désintéressé: «Les pionniers du net étaient libres de choisir leur propre nom, leur pseudonyme. Les gens portaient un masque, éventuellement celui de l’anonymat. La création se déroulait de façon coopérative plutôt que par la compétition. Mais Internet est méconnaissable aujourd’hui. Et j’ai l’impression que cela résulte d’un choix délibéré de quelques privilégiés.»

...au «capitalisme de surveillance»

Pour Edwar Snowden, l'Internet a vite été détourné pour les options mercantiles qu'il offrait: «Après la bulle Internet des années 2000, les sociétés ont réalisé que les gens se connectaient, et que la connexion entre humains pouvait être monétisée, alors que la plupart d’entre eux aspiraient à communiquer avec leurs proches. Les sociétés privées se sont mis entre deux, et ont mis en place une forme de capitalisme de surveillance. Au départ, nous avions cru conserver la propriété de nos données sur Facebook ou Gmail. Mais peu d’entre nous ont compris qu’elles ne nous appartenaient déjà plus.»

Les écrans qui nous regardent...

Et lorsqu'on lui demande ce qui a changé depuis 2013, il fait ce constat un peu désarmant: «Nous avons des nouveaux produits et des nouvelles plateformes, des nouvelles excuses des entreprises, mais la différence la plus importante, c’est que même les enfants comprennent que si à l’époque, nous nous réunissions dans le salon pour regarder les écrans, aujourd’hui, nous regardons toujours des écrans, mais les écrans, aussi, nous regardent.»

Eric Felley

Créé: 28.01.2020, 11h27

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