Dimanche 20 octobre 2019 | Dernière mise à jour 15:59

Conseil fédéral Elisabeth Kopp veut des tickets 100% féminins

L'ex-conseillère fédérale souhaite que le PDC et le PLR ne présentent que des candidates à la succession de Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard.

Galerie photo

Succession Leuthard: les candidats sont connus

Succession Leuthard: les candidats sont connus Trois femmes et un homme se sont officiellement déclarés pour succéder à Doris Leuthard dans le siège du PDC au Conseil fédéral

Galerie photo

La carrière de Schneider-Ammann en images

La carrière de Schneider-Ammann en images Johann Schneider-Ammann, 66 ans, quittera le Conseil fédéral après un peu plus de huit ans d'exercice. Retour en images sur son parcours.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Le PLR et le PDC ne vont-ils présenter que des femmes pour les successions de Johann Schneider-Ammann et Doris Leuthard en décembre prochain? C'est en tout cas le vœu de la première conseillère fédérale de l'histoire de la Suisse, Elisabeth Kopp. La Zurichoise, aujourd'hui âgée de 81 ans, réclame en effet des tickets exclusivement féminins ce lundi dans les colonnes de l'Aargauer Zeitung.

«Pour les hommes, cela pourrait être frustrant», reconnaît-elle. «Mais les femmes ont connu cette frustration depuis assez longtemps», dit-elle. Cependant, ce n'est pas seulement une question d'égalité entre les sexes. «Il s'agit aussi du fait que les femmes établissent souvent des priorités différentes de celles des hommes en raison de leur expérience en tant que femmes, mères et professionnelles», souligne la Zurichoise.

Elle ajoute: «A l'époque, j'aurais été très heureuse de travailler avec une 2e femme au Conseil fédéral. Nous aurions pu discuter et soutenir des sujets spécifiques aux femmes.»

AVS et catalyseurs

Elle cite ainsi en exemple la révision de l'AVS. «Je voulais que les aides pour les proches aidants, particulièrement importantes pour les femmes, soient incluses dans le projet. Mais mes six collègues masculins ont refusé et je me suis mise en colère pour la première fois», se rappelle-t-elle. «Les aides ont finalement passé, mais cela a pris plus de temps parce que les hommes ne voulaient pas m'écouter.»

Elisabeth Kopp se souvient d'un autre exemple lorsqu'elle était conseillère nationale. «Notre fille avait de l'asthme. Et lors d'un voyage au Japon, j'ai remarqué que l'air y était bien meilleur, ceci en raison de l'introduction obligatoire de catalyseurs pour les voitures. De retour, j'avais rédigé une motion dans l'avion pour une telle obligation chez nous». Motion qui a été acceptée. «La Suisse est alors devenue le premier pays d'Europe à introduire une telle disposition», explique-t-elle. «Le lobby des voitures m'avait attaquée à l'époque, avançant qu'en tant que femme je n'y connaissais rien. Même au sein de mon parti, j'avais eu de la peine à convaincre.»

L'ancienne conseillère fédérale, élue en octobre 1984, explique pourquoi les femmes sont si sous-représentées en politique. «Quand une femme a une famille et qu'elle souhaite s'investir en dehors, elle a le choix entre le travail et la politique. Une profession est un moyen plus sûr, y compris financièrement. Et presque personne n'arrive à concilier les enfants, le travail et la politique».

«Les sondages montrent que les partis qui comptent une femme au Conseil fédéral jouissent d'une plus grande confiance parmi les électeurs.»

Interrogée sur le fait que son parti, le PLR, n'a plus présenté de femme au Conseil fédéral depuis son départ en octobre 1988, Elisabeth Kopp explique: «les bourgeois ont continué d'avoir une vision traditionnelle des rôles pendant un moment. Et les femmes bourgeoises, surtout si elles avaient des enfants, sont restées à la maison plutôt que de poursuivre une carrière», souligne-t-elle. Cependant, elle estime qu'il serait dans l'intérêt des partis de former des bonnes politiciennes. «Les sondages montrent que les partis qui comptent une femme au Conseil fédéral jouissent d'une plus grande confiance parmi les électeurs.»

Karin Keller-Sutter plébiscitée

L'Aargauer Zeitung lui demande en conclusion pour quelles candidates elle voterait le 5 décembre. Elisabeth Kopp mise sur l'ultra-favorite Karin Keller-Sutter pour succéder à Johann Schneider-Ammann. «Elle apportera son expérience de conseillère d'Etat et de présidente du Conseil des Etats», souligne-t-elle. Quant à la succession de Doris Leuthard, elle indique «n'avoir pas encore examiné de plus près» les candidates au PDC.

Créé: 29.10.2018, 11h59


Sondage

Elections fédérales: allez-vous voter?



Paid Post

CallDoc, assuré malin et flexible
Bénéficiez de consultations médicales 24h/24, 7j/7 et faites des économies! Profitez du rabais de prime sur l’assurance-maladie de base. Demandez une offre maintenant.

Paid Post

CallDoc, assuré malin et flexible
Bénéficiez de consultations médicales 24h/24, 7j/7 et faites des économies! Profitez du rabais de prime sur l’assurance-maladie de base. Demandez une offre maintenant.

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.