Mardi 20 août 2019 | Dernière mise à jour 15:13

Genève Elle verse de l’argent pour un appartement fantôme

Une femme a rétribué un intermédiaire qui lui promettait un nouveau logement. Tout était faux. Régie et police mettent en garde contre ce type d'arnaque.

Image: DRA

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Il était bien habillé, il parlait bien…» L’homme que décrit Andreia s’est fait passer pour un courtier et lui a fait miroiter un 4 pièces pour lequel elle a payé une avance. Mais c’était un leurre. La quadragénaire n’a jamais figuré sur la liste d’attribution de ce locatif. La victime a porté plainte la semaine dernière.

Au printemps, elle rencontre un représentant de Swiss-Immo Real Estate Sàrl. «Je veux vivre avec mon chéri, j’étais impatiente. Mais c’est dur de trouver un appartement. Contre l’équivalent d’un loyer mensuel, cette société m’a promis d’en dénicher un.» En avril, Andreia visite un logement alors en travaux avec un courtier. Elle lui remet son dossier et paie un acompte de 300 fr. Après un mois, sans nouvelles, elle appelle la Régie Grange, qui gère les lieux. «Elle n’avait pas mon dossier et ne connaissait pas la société avec qui je traitais. J’en ai pleuré! J’ai été naïve…» Swiss-Immo Real Estate Sàrl s’est évaporée.

Le téléphone sonne dans le vide et la société a quitté ses bureaux de Carouge (GE) depuis des mois. «Arrivée en mai 2017, elle n’a jamais payé son loyer, certifie le propriétaire des lieux. J’ai résilié le bail en fin d’année.» Le 29 mai dernier, constatant que Swiss-Immo Real Estate Sàrl n’était plus domiciliée à son siège, le Registre du commerce lui a donné trente jours pour se mettre en conformité, sous peine de dissoudre l’entreprise.

Arnaque bien connue

Ce type d’arnaque est connu des régies. «Il ne faut rien verser avant de nous avoir contactés et vite téléphoner en cas de doute.» Béatrice Grange, associée de la gérance du même nom, précise aussi qu’un intermédiaire ne peut jamais garantir à son client qu’il aura le logement désiré. De son côté, la police souligne que les escroqueries d’un montant réduit ont souvent un objectif précis: «Pour 300 fr., les gens hésitent à se lancer dans une procédure judiciaire, relève son porte-parole, Silvain Guillaume-Gentil. Mais il faut au moins signaler ces cas, cela peut profiter à de futures victimes.»

Créé: 15.06.2018, 07h22

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.