Jeudi 14 novembre 2019 | Dernière mise à jour 06:11

Lausanne Des émanations toxiques dans le tunnel du LEB

Le rythme de percement du tunnel du LEB à Lausanne est retardé en raison de soufre.

Les ouvriers continuent de creuser le sous-sol lausannois, mais ils doivent s'interrompre lorsque les émanations deviennent trop importantes.

Les ouvriers continuent de creuser le sous-sol lausannois, mais ils doivent s'interrompre lorsque les émanations deviennent trop importantes. Image: Keystone

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Le rythme de percement du tunnel du LEB à Lausanne est retardé. Des émanations de soufre ont été détectées, contraignant les responsables du chantier à ralentir les travaux.

Ces émanations toxiques sont dues à la présence de pyrite et de charbon dans la molasse qui, au contact de la haveuse, libèrent du soufre, explique jeudi Noémie Hatet, chargée de communication aux Transports publics lausannois (tl), confirmant à Keystone-ATS une information de «20 minutes».

«A la fin du mois d'août, l'entreprise chargée de la réalisation du tunnel a constaté des émanations de gaz supérieures au seuil moyen toléré», relève Noémie Hatet, ajoutant que les ouvriers avaient également remarqué une odeur de soufre dans le tunnel. La SUVA est ensuite venue procéder à ses propres analyses et informer des mesures à prendre pour poursuivre le travail.

Les ouvriers continuent actuellement de creuser le sous-sol lausannois, mais ils doivent s'interrompre lorsque les émanations deviennent à nouveau trop importantes, le temps que la présence de soufre diminue. Le tunnel est constamment aéré avec un système de ventilation. «La roche a nu n'est, en elle-même, pas toxique», relève Noémie Hatet, expliquant que c'est la chaleur dégagée par la fraiseuse qui provoque la réaction chimique.

Impact pas encore connu

La porte-parole des tl note qu'il s'agit d'une situation inédite, qui ne s'est encore jamais produite lors de percements de tunnels à Lausanne. Elle précise également que les riverains du chantier n'encourent aucun danger suite à cette réaction chimique inattendue.

Les responsables du projet ne savent pas encore quand les travaux pourront reprendre à un rythme normal. «La présence de pyrite est aléatoire. On la découvre au fur et à mesure de l'avancement du tunnel», indique Noémie Hatet.

Une chose est sûre, le percement du tunnel, dont l'achèvement était prévu à l'horizon 2020, prend du retard. «Nous ne pouvons toutefois pas encore dire quel sera l'impact exact sur le planning», affirme Noémie Hatet.

La décision d'enterrer le Lausanne-Echallens-Bercher (LEB) sous l'avenue d'Echallens a été prise en 2014 par la Ville de Lausanne et le canton de Vaud. Budgétisés à 136 millions de francs, ces travaux ont été dictés par des raisons de sécurité, la cohabitation entre le train et la population devenant de plus en plus dangereuse. Un octogénaire avait encore été mortellement blessé fin août, heurté par une rame.

Couacs à répétition

Outre les difficultés engendrées par le chantier du tunnel, le LEB connaît d'autres couacs, entraînant colère des usagers et du personnel. Le 12 août dernier, la cadence devait passer au quart d'heure entre Cheseaux et Echallens, mais n'a pas pu être mise en oeuvre finalement.

Le manque de personnel et des problèmes de logiciel ont obligé les responsables des tl à reporter l'entrée en vigueur de la mesure. Cette dernière avait déjà été annoncée pour fin 2018. Aucune nouvelle date n'est avancée à ce stade. (ats/nxp)

Créé: 03.10.2019, 17h45

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