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Etude Pas d'érosion de la classe moyenne en Suisse

Les statistiques ne confirment pas les craintes d'une érosion progressive de la classe moyenne en Suisse. Les groupes de la population à revenus moyens sont restés en grande partie stables entre 1998 et 2011.

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Contrairement à ce que l'on pensait, la classe moyenne ne subit pas d'érosion en Suisse, selon l'Office fédéral de la statistique (OFS).

D'après la définition de l'OFS, faisaient par exemple partie de la classe moyenne en 2011 les personnes vivant seules qui disposaient d«un revenu brut mensuel compris entre 3719 et 7968 francs ou les couples ayant deux enfants de moins de 14 ans dont le revenu brut s«échelonnait entre 7809 et 16«734 francs.

Dans l'ensemble, la part de la population appartenant aux groupes à revenus moyens est restée stable au cours des années 1998 à 2011, communique l'OFS mardi. Elle était la plus grande (61% de la population) en 2009, et la plus faible (57%) en 1998. En 2011, la part était de 58%.

Crise financière

Cette évolution peut être qualifiée de positive, puisqu'elle s'accompagne d'une diminution de la part des revenus les plus faibles. Depuis 2009, on observe en revanche à nouveau un recul de la classe moyenne, qui peut s'expliquer entre autres par la crise financière et économique des années 2008 et 2009.

Les groupes à revenus moyens se composent principalement de ménages familiaux traditionnels (couples avec un ou deux enfants). La proportion de ces derniers est particulièrement élevée dans le groupe à revenus moyens inférieurs, notamment parmi les ménages d'actifs.

La proportion des personnes vivant seules est restée constante ou a faiblement augmenté dans tous les groupes de revenus, tandis que la part de personnes vivant dans des ménages de couples sans enfant a légèrement progressé dans les groupes à revenus moyens et faibles.

Les couples sans enfant continuent d«être proportionnellement plus nombreux dans le groupe à revenus élevés. Ils en représentent près de la moitié de la population.

Décalage

Pour l'OFS, ces résultats montrent qu'il y a un certain décalage entre le discours public et la réalité des faits. Même si l'on observe une baisse de la part des ménages familiaux traditionnels dans le groupe des revenus moyens, les chiffres ne confirment pas les craintes d«une érosion de la classe moyenne.

Le débat public porte en partie sur des problèmes qui sont projetés sur la classe moyenne alors qu«ils sont davantage liés à des changements structurels sur le marché du travail. Chez les personnes appartenant à la classe moyenne, il se pourrait que la crainte éventuelle d'un déclassement social pèse souvent davantage que le niveau de vie effectif. (ats/nxp)

Créé: 10.12.2013, 11h38

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