Jeudi 4 juin 2020 | Dernière mise à jour 22:37

Suisse Exit durcit l'accès des couples au suicide assisté

La demande des couples souhaitant mettre fin à leurs jours devra désormais être approuvée par deux médecins, après l'affaire du docteur Pierre Beck.

Le durcissement intervient suite à l'affaire du docteur Pierre Beck, vice-président d'Exit Suisse romande condamné pour avoir aidé une octogénaire à mourir avec son mari.

Le durcissement intervient suite à l'affaire du docteur Pierre Beck, vice-président d'Exit Suisse romande condamné pour avoir aidé une octogénaire à mourir avec son mari. Image: Keystone

Envies suicidaires? Faites-vous aider!

Selon Stopsuicide.ch, la problématique du suicide est un sujet complexe et multiple qui ne peut s'expliquer au travers d'une réponse unique. Cette association vise à briser le tabou qui englobe le suicide afin de réfléchir aux différents moyens permettant de mettre en oeuvre une aide concrète destinée aux jeunes en souffrance.

D'autres structures comme La Main Tendue (composez le 143) et la Ligne d'aide pour jeunes (147) sont également disposées à aider.

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

Exit Suisse romande a durci ses conditions pour l'accès des couples au suicide assisté. Depuis l'affaire du docteur Pierre Beck, vice-président de l'organisation condamné pour avoir aidé une octogénaire à mourir avec son mari, une demande de couple doit désormais être approuvée par deux médecins.

«Il vaut mieux avoir deux avis qu'un seul. Ça nous éviterait de nous retrouver devant un tribunal», déclare Gabriela Jaunin, coprésidente d'Exit Suisse romande, dans un entretien diffusé jeudi par le 19.30 de la RTS.

Du côté d'Exit Suisse alémanique, ce dispositif prévaut «depuis des années», a indiqué vendredi son vice-président, Jürg Wiler, interrogé par l'agence Keystone-ATS. Les deux membres du couple sont vus séparément pour éviter qu'ils ne s'influencent, a-t-il précisé.

Pour Samia Hurst, médecin et professeure d'éthique à l'Université de Genève, le fait de recourir à deux médecins n'est pas la panacée. «Cela peut augmenter le sérieux de l'évaluation, mais le plus important est qu'elle soit faite correctement», a-t-elle estimé, également sur la RTS. Notamment s'agissant de «l'évaluation clinique, la capacité de discernement et le caractère persistant de la demande».

Décision attendue à Genève

Les nouvelles règles ont été établies après la condamnation en octobre 2019 à Genève du docteur Pierre Beck à 120 jours-amendes avec sursis pour avoir aidé une octogénaire à mourir avec son mari. La Chambre pénale d'appel et de révision de Genève doit se prononcer sur ce jugement. L'intéressé demande l'acquittement.

Alors que le jugement rendu par le Tribunal de police relève qu'il n'a pas recueilli l'avis d'autres médecins, Pierre Beck a indiqué jeudi avoir parlé à l'ex-président d'Exit, Jérôme Sobel, qui l'a conforté dans sa décision. (ats/nxp)

Créé: 13.03.2020, 11h31

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse lm.online@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.