Dimanche 15 septembre 2019 | Dernière mise à jour 13:59

Mobilité Un flot de e-trottinettes va submerger Zurich

Plus de 1600 trottinettes électriques seront proposées à Zurich dès ce mercredi 1er mai. Pour autant que certaines règles soient respectées.

Les trottinettes électriques ne sont pas sans danger, pour les piétons et pour leur utilisateur.

Les trottinettes électriques ne sont pas sans danger, pour les piétons et pour leur utilisateur. Image: Keystone

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La ville de Zurich se prépare des trottoirs encombrés. La municipalité a accepté six demandes pour la mise en circulation de 1600 trottinettes électriques, qui s'ajouteront aux 630 déjà en activité, explique le «Tages-Anzeiger».

Ces autorisations seront valables à partir du 1er mai et il faudra aussi compter sur 400 vélos qui ont été homologués. La ville de Zurich a fait le pari d'une régulation par le marché sans interférence politique mais elle a quand même émis voici un mois une ordonnance sur leur utilisation en voie publique.

Pour les rickshaws aussi

Quiconque offre plus de 30 véhicules à deux roues doit obtenir un permis. Un autre permis est requis pour les rickshaws, les vélos cargo ou les véhicules à plus de trois roues. Les véhicules proposés doivent toujours être en bon état de marche. Si un utilisateur gare un vélo ou une trottinette contrairement à la réglementation, le loueur doit le retirer dans les 24 heures. Et les vélos ne doivent pas être laissés en ville exclusivement à des fins publicitaires.

La municipalité exigera des taxes aux fournisseurs de ces services. Ceux qui proposent plus de 30 vélos devront s'acquitter de 10 francs par véhicule et par mois. Ce montant sera doublé pour les véhicules plus imposants. Toutefois un postulat urgent adopté par le Grand Conseil a forcé la municipalité à revoir sa politique.

Payer pour l'espace public

Le postulat craint que ces taxes ne tuent le système et demande qu'elles ne concernent que les frais d'administration, à l'exemple des voitures garées en zone bleue qui ne couvrent que les charges administratives. La municipalité a rappelé que la ville n'avait pas fait que de bonnes expériences avec les véhicules gratuits qui ont rapidement encombré ses trottoirs.

La ville de Zurich rappelle aussi que l'espace public n'est pas gratuit. Si un homme d'affaires veut installer un panneau publicitaire sur un trottoir, il doit payer pour l'utilisation du terrain public. Pas question donc de privilégier la mobilité, même douce.

Créé: 30.04.2019, 10h20

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