Lundi 9 décembre 2019 | Dernière mise à jour 05:11

Politique Un fort vent de mutinerie au Parti pirate suisse

Les Pirates vaudois menacent de quitter le bateau des Pirates suisses... Dix ans après leur création, ils espèrent cependant entrer au Conseil national en octobre.

Fondé en juillet 2009 à Zurich, le Parti pirate suisse s'est fait une place dans le débat politique, mais cela ne s'est pas traduit en succès électoraux. Cette année, il voudrait faire son entrée au Conseil national.

Fondé en juillet 2009 à Zurich, le Parti pirate suisse s'est fait une place dans le débat politique, mais cela ne s'est pas traduit en succès électoraux. Cette année, il voudrait faire son entrée au Conseil national.

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Le Parti pirate vaudois va-t-il quitter le navire amiral du Parti pirate suisse ? L'option est sur la table et sera tranchée le 2 août prochain par son assemblée générale. Depuis quelques mois, les pirates vaudois ont de la peine à suivre leurs collègues alémaniques qui naviguent à leur façon sans trop se soucier des Romands.

Treize sections cantonales

Cette bisbille intervient dix ans tout juste après la création du Parti pirate suisse à Zurich le 12 juillet 2009, afin de défendre les intérêts de la «génération numérique» sur un fond de valeurs «humanistes, libérales et progressistes». Dans un premier temps, le parti pirate s'est présenté comme un mouvement alternatif pour défendre le libre accès à Internet, le renforcement des droits civiques, de la sphère privée, de la transparence ou de la lutte contre la censure. Après dix ans, il compte treize sections cantonales. Dans le canton de Vaud, Guillaume Saouli a été le premier pirate élu dans un législatif communal, à Gimel en 2016. Depuis, il a quitté ce poste et il est aujourd'hui président du Parti pirate international.

«Jonchées d'embûches diverses...»

Mais l'étendard des pirates a de la peine à trouver un second souffle. Au printemps, la section de Suisse centrale des pirates a quitté le parti national, tandis que ses coprésidents jetaient l'éponge. Les responsables vaudois ont voulu alors s'engager davantage, mais ce fut la douche froide. Dans un courrier interne du début juillet, le comité du parti vaudois doit déchanter: «Il s'avère que les démarches qui avaient été entreprises, pleines de potentiel, ont été jonchées d'embûches diverses, qui nous poussent aujourd'hui à envisager et préférer la scission plutôt qu'une collaboration forcée et houleuse. »

Pas seulement un mouvement de geeks

Coprésident du parti suisse, le Vaudois Fabian Rousseau, ne veut pas polémiquer davantage au sujet de cette crise: «Il y a effectivement des divergences de styles, mais je préfère que l'on parle des choses positives autour du mouvement. En dix ans nous avons mené de belles batailles, nous sommes devenus un parti crédible, à qui on demande des expertises, et plus seulement un mouvement de geeks.» C'est dans cette évolution que les tensions se font sentir. Que reste-t-il de l'état d'esprit des pirates si l'on devient un parti comme un autre ?

Objectif national

En cette année d'élections fédérales, les pirates tenteront d'entrer au Conseil national. C'est évidemment à Zurich (qui compte 35 élus) que les chances sont les plus grandes. Mais dans le canton de Vaud, (qui a droit à un élu de plus, soit 19), l'occasion est à saisir. «Ce siège est pour nous, prévient l'optimiste Fabian Rousseau. Nous avons une très bonne liste avec Emmanuelle Germond, Bernard Deglon ou Carlos Polo». En 2015, le Parti pirate vaudois avait fait 1,22% des suffrages et sa tête de liste Guillaume Saouli, 3,18%.

Créé: 17.07.2019, 07h47

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