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Reportage Frères et sœurs à quatre pattes

Un cheval a henni, deux ou trois chiens ont aboyé, mais les animaux ont fait bonne figure lors du culte de la pasteur Françoise Surdez aux Reussilles (BE).

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Son chat «Théo» était le grand absent du culte pour animaux célébré ce week-end par la pasteur Françoise Surdez. A Lausanne en 2007 et en 2012, il y avait parmi les fidèles des poissons et des cochons d’Inde. Aux Reussilles (BE), village campagnard, avec deux cheveux, deux ânes, un mouton et des chiens, l’ambiance était des plus pastorales dans la loge où s’est tenu le culte.

La pasteur de Moutier escomptait une centaine de personnes, espoir largement récompensé, mais tous les participants ne sont pas accompagnés d’un animal. Des écuelles rouges sont disposées sur le sol. Un aboiement conclut la prestation du pianiste et de la violoncelliste qui interprètent «La truite» de Schubert, morceau qui compense «l’absence de poisson rouge», comme le fait remarquer Françoise Surdez.

Animaux et humains

L’assemblée entonne un chant: «Qui a créé le monde?» Sont cités en vrac: Flipper le dauphin, Saturnin le poussin, Idefix le chien, Mickey la souris, Maya l’abeille et Kermit la grenouille. Le lien entre la fiction et la réalité, c’est la pasteur qui l’établit. Son sermon qui commence par «Chers frères et sœurs» s’adresse indistinctement aux animaux et aux humains.

Un «Notre Père» réécrit pour l’occasion intègre la souffrance animale. La pasteur qualifie son culte d’«un peu spécial», mais revendique que «Dieu est amour avec tout ce qui vit». Suivent «Le cygne» de Saint-Saëns et «La cigale et la fourmi» d’Offenbach.

La pasteur cite la Genèse tout en craignant la présence dans l’assistance d’un serpent tentateur… Son credo: «Nous sommes tous reliés les uns aux autres.» Elle rappelle Montaigne: «Plus je connais les hommes, plus j’aime mon chien.» Les qualités animalières sont répétées: fidélité, sensibilité, confiance. La bête mérite qu’on l’aime, qu’on la respecte, qu’on la comprenne. Relever les exactions «écœurantes et révoltantes» contre les animaux, très peu pour Françoise Surdez. Un hennissement la rend hilare. La collecte va au refuge régional de la SPA. Bilan? «Aboiements et hennissements, les animaux ont réagi à bon escient», constate la pasteur. Leurs réactions, dit-elle, ont donné un «climat d’authenticité» au premier culte pour animaux jurassiens.

Créé: 04.07.2016, 12h39

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