Jeudi 18 juillet 2019 | Dernière mise à jour 07:53

Suisse La gauche ne veut pas de franchises automatiques

Le conseil des Etats doit débattre mardi prochain d'une hausse automatique de la franchise de base. Un «oui» pourrait provoquer un référendum de la gauche.

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Les partis de droite en rêvent pour assainir les coûts de la santé. Ils veulent que la franchise minimum augmente de 50 francs tous les deux ans, peut-être à partir de 2020. Un automatisme déjà approuvé par le Conseil national et qui sera soumis au Conseil des Etats mardi prochain.

Mais les partis de gauche brandissent déjà la menace du référendum, comme l'explique le Blick. Un sondage a été mis en ligne depuis mercredi soir sur internet à propos d'un «référendum contre l'explosion des franchises» et il appelle à la récolte de signatures.

Deux vétérans de l'initiative en ligne

Derrière l'opération se trouvent Daniel Graf, co-fondateur de Wecollect, et le jeune socialiste Dimitri Rougy qui avaient déjà organisé le référendum contre les espions au service des assurances. «Les conséquences d'une augmentation de la franchise seraient dramatiques, car elle affecterait les malades chroniques, les personnes âgées et les plus faibles de notre société», martèle Dimitri Rougy.

Il craint que des franchises trop élevées empêchent les patients d'aller consulter un médecin et de rappeler qu'une personne sur cinq fait déjà l'impasse sur une visite médicale de crainte de la facture. Le jeune élu socialiste ne veut pas voir une part grandissante de la population privée de soins médicaux de base.

Le PS y réfléchit

Les premières réactions le confortent dans sa démarche, qui n'est pas passée inaperçue dans la gauche du spectre politique. Selon la vice-présidente du PS, Barbara Gysi, «il n'est pas possible de prouver que des franchises plus élevées réduiraient les coûts de santé», s'est-elle ouvert au «Blick». Pour la conseillère nationale (PS/SG), si cette proposition devait être approuvée, le PS devrait alors envisager un référendum.

Un geste considéré comme obligatoire lors d'une année d'élections fédérales. Le PS pourrait ainsi marquer encore plus de points en matière de politique de santé. Il a ainsi lancé en début de semaine son initiative visant à soulager les dépenses des familles à faibles et moyens revenus.

Le PS a aussi remporté une victoire au Tribunal fédéral. L'instance suprême a obligé le canton de Lucerne à relever la limite de revenu donnant droit à un subside d’assurance maladie pour les enfants et les jeunes adultes en formation.

Créé: 01.03.2019, 10h23

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