Jeudi 24 mai 2018 | Dernière mise à jour 16:02

Médias Le Giornale del Popolo met la clé sous le paillasson

Le journal tessinois cesse de paraître dès samedi. Sa disparition est due à la faillite de Publicitas.

Photo d'illustration.

Photo d'illustration. Image: Keystone

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Le journal tessinois «Giornale del Popolo» («GdP») cesse de paraître dès samedi. Sa disparition est due à la faillite de Publicitas, a annoncé le quotidien jeudi. Une part importante des rentrées provenait de la publicité. Une trentaine d'employés sont touchés.

Le diocèse de Lugano, propriétaire du journal, précise dans son communiqué que le manque à gagner dû à la défection de Publicitas a contraint la société éditrice du journal à déposer jeudi même le bilan auprès du tribunal de Lugano.

Le diocèse exprime sa profonde gratitude au personnel. Des mesures sont à l'étude pour atténuer les conséquences de cette disparition forcée sur la trentaine de collaborateurs concernés, précise-t-il. Une réunion d'information est prévue pour le personnel. Fondé en 1926, le «GdP» - comme l'appellent les Tessinois - est l'un des trois quotidiens du canton avec le Corriere del Ticino (aussi de Lugano) et La Regione (Bellinzone).

Le Giornale del Popolo compte quelque 35'000 lecteurs pour un tirage dépassant les 10'000 exemplaires, selon les derniers chiffres de la REMP.

Séparation avec le Corriere

Les quotidiens Giornale del Popolo et Corriere del Ticino, qui collaboraient depuis 14 ans dans les domaines publicitaire et éditorial, se sont séparés au début l'année. Pour motiver ce divorce, l'éditeur du Giornale del Popolo, l'évêque Valerio Lazzeri, évoquait des divergences concernant l'avenir. Le Corriere del Ticino demandait notamment que des coupes soient effectuées dans les effectifs du «GdP».

Dans la foulée de la séparation, le Giornale del Popolo avait à nouveau confié la vente de ses espaces publicitaires à Publicitas. Auparavant, cette activité était assurée par MediaTI Marketing, l'agence publicitaire du groupe Corriere del Ticino. Ce dernier contrôle toujours 49% du «GdP». Les 51% restants sont la propriété de l'évêché depuis 2004, selon le site du journal.

Suite à la récente défection de Publicitas, plusieurs titres, notamment romands, ont dû s'organiser rapidement pour assurer la continuité auprès de leurs annonceurs.

Tristesse et consternation

Le PDC tessinois a exprimé sa profonde tristesse de voir disparaître le Giornale del Popolo. Il regrette un nouvel appauvrissement du paysage médiatique tessinois et suisse, «qui perd une voix attentive aussi bien aux grands thèmes qu'aux petites réalités locales».

Le syndicat impressum est lui choqué. Il déplore la perte d'un quotidien supplémentaire pour le Tessin, qui paie un lourd tribut du fait de sa situation minoritaire et de la crise des médias. Impressum est d'avis qu'il faut à tout prix trouver de nouvelles sources de financement du journalisme pour éviter de pareilles tragédies. (ats/nxp)

Créé: 17.05.2018, 11h36


Sondage

Accepteriez-vous d'être géolocalisé par une application afin de bénéficier d'un remboursement?




S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters

Contact

Service clients

Abonnement et renseignements
Nous contacter
lu-ve 8h-12h / 13h30-17h
Tél. 0842 833 833, Fax 021 349 31 69
Depuis l'étranger: +41 21 349 31 91
Adresse postale:
Le Matin, Service clients, CP, 1001 Lausanne

Publier un nouveau commentaire

Attention, une nouvelle procédure est en place. Vous devez vous inscrire ou mettre à niveau votre profil
"Le Matin" aime les débats. Mais trop d'abus ont lieu dans les forums. La politique pour commenter un sujet a changé. Vous devez créer un compte utilisateur ou compléter votre profil existant avec un numéro de téléphone mobile (vous n'en avez pas? envoyez une demande à l'adresse commentaire@lematin.ch). Nous vous prions d’utiliser votre nom complet. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de penser que de nombreuses personnes vous lisent. Et bon débat!
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

S'INSCRIRE À LA NEWSLETTER


Recevez l'actualité quotidienne du "Matin", ainsi que ses offres exclusives.
Choisissez vos newsletters