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Lausanne Le Grand Conseil accepte le plan pour Beaulieu

Les députés vaudois se sont mis d'accord pour tirer un trait sur la dette de 15 millions de la fondation. La gouvernance du site est confiée à la Ville de Lausanne.

La débâcle de Beaulieu laisse bon nombre d'élus amers.

La débâcle de Beaulieu laisse bon nombre d'élus amers. Image: Keystone

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Le site de Beaulieu à Lausanne pourra prendre un nouveau départ. Le Grand Conseil a accepté avec résignation mardi que le canton abandonne un prêt de 15 millions et qu'il renonce à copiloter le site. Il a également approuvé un cautionnement de 27,3 millions pour financer les travaux de l'Ecole de santé La Source hébergée sur les lieux.

Après avoir accepté l'entrée en matière la semaine dernière lors d'un débat nourri, la grande majorité des députés a accepté en premier débat de tirer un trait sur le fiasco qu'a constitué la gestion de Beaulieu. Il a validé l'octroi de la gouvernance à la Ville de Lausanne, qui créera une société anonyme dotée de 36 millions.

Non sans protestations. De la part du député d'Ensemble à gauche Jean-Michel Dolivo notamment. Il a insisté pour que le plénum ne passe pas l'éponge sur les 15 millions de prêts accordés en 2009.

«Beaulieu, c'est une suite de faux départs. Ces micmacs nauséabonds doivent nous inciter à refuser l'abandon du prêt fait à la Fondation de Beaulieu en 2009», a-t-il déclaré.

Un nouveau départ

Le reste du plénum a plutôt mis les poings dans sa poche. A l'instar de Jérôme Christen qui a déploré le manque d'introspection sur ce dossier. «Il y a de nombreuses zones d'ombre. Mais on est d'avis qu'il faut avancer».

Et le PLR Philippe Vuillemin d'ajouter. «C'est juste, on n'a pas cessé de faire des faux départs. Ils ont toutes sortes de causes. Ressasser l'histoire ne sert à rien. Prenons un vrai départ, même si cela engendre des frustrations chez certains».

Son collègue Jean-Daniel Carrard a quand même regretté que le canton ait versé 35 millions, dont un prêt de 15, pour un projet à 100 millions qui a été dégraissé à 47 millions. Pourquoi n'a-t-on pas payé au prorata de l'investissement? a-t-il demandé. Il faut comprendre que le Grand Conseil exprime sa mauvaise humeur, son incompréhension à cet égard.

Projet mûrement construit

«Qu'il y ait de la mauvaise humeur, je peux le comprendre. A la lumière du projet du Conseil d'Etat mûrement construit avec la ville de Lausanne, il y a de l'avenir. On prend enfin les mesures indispensables», a assuré le conseiller d'Etat Philippe Leuba. (ats/nxp)

Créé: 01.10.2019, 18h18

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