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Genève Grève aux TPG: la circulation se fluidifie au centre-ville

La crainte de voir se former d'énormes bouchons au centre-ville qui auraient paralysé Genève semblait exagérée, selon le porte-parole de la police genevoise. Beaucoup de personnes semblent avoir pris leurs dispositions.

Luc Barthassat veut sanctionner certains grévistes

Le fait que des grévistes aient empêché mercredi matin les bus et les trams des Transports publics genevois (TPG) de quitter leur dépôt n'est pas du tout du goût du conseiller d'Etat genevois Luc Barthassat. Sur les ondes de la RTS, ce dernier a promis des sanctions à l'encontre des personnes qui ont fait de l'obstruction.

"En aucun cas, je ne peux comprendre ceux qui agissent de la sorte et qui sont une minorité", a déclaré le magistrat responsable des transports à Genève. M. Barthassat a précisé qu'il était en discussion avec son collègue du Conseil d'Etat Pierre Maudet pour éventuellement faire intervenir la police devant les dépôts des TPG.

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La circulation automobile au centre de Genève était relativement peu affectée par la grève des Transports publics genevois (TPG) mercredi matin. Devant la gare de Cornavin, la place était étrangement calme pour un jour de semaine, sans la présence des bus et des trams.

«Nous n'avons pas constaté de grandes différences concernant la circulation par rapport à ce qui est observé un jour habituel», a relevé le porte-parole de la police genevoise, Jean-Philippe Brandt. Selon lui, beaucoup de personnes ont dû prendre leurs dispositions. Le mercredi est aussi un jour où le trafic est moindre.

La crainte de voir survenir d'énormes bouchons qui auraient paralysé la ville semblait exagérée. Quelques points noirs ont été signalés mercredi matin, notamment du côté de Thônex, à certains postes de douane. La circulation était aussi difficile dans le secteur Florissant-Malagnou, a précisé Jean-Philippe Brandt.

Du côté des TPG, la situation vers 10 heures n'a pas évolué depuis le lancement de la grève à 3 heures du matin. Les bus et les trams n'ont pas pu quitter les dépôts de la Jonction et du Bachet-de-Pesay. Des négociations sont en cours avec les grévistes pour pouvoir assurer un service minimum, a déclaré la porte-parole des TPG Isabel Pereira.

La tâche ne va pas être aisée. Le mouvement est très suivi parmi les employés de la régie publique, a fait savoir Vivian Bologna, le porte-parole du Syndicat du personnel des transports (SEV), qui avait appelé à la grève. Les deux autres syndicats, qui y étaient opposés, «nous ont rejoint», a ajouté le représentant du SEV.

Le fil Tweeter des TPG Genève

Journée chaotique

La journée promet d'être encore chaotique pour les automobilistes. A 7 heures, la circulation était déjà dense et des bouchons commençaient à se former sur les grands axes pénétrants de Genève. La police était postée aux grands carrefours pour intervenir en cas de paralysie totale du trafic.

Les grévistes des TPG subiront une retenue de salaire

Selon les TPG, le nombre de collaborateurs qui suit le mouvement de grève est «important», même si aucun chiffre n'est articulé. La régie publique compte environ 1900 employés. Parmi eux, 740 sont membres du SEV. Il s'agit essentiellement des conducteurs et des employés du service technique.

Les membres du personnel des Transports publics genevois (TPG) qui participent à la grève de mercredi subiront une retenue de salaire. «Cette journée de grève ne sera pas payée. C'est la seule sanction possible», a déclaré Christoph Stucki, directeur général de la régie publique.

Des sanctions pour obstructions des véhicules ne sont pas envisageables, car les portes des dépôts n'étaient pas fermées. «Les conducteurs qui le voulaient auraient pu sortir. Ils ont renoncé sous la pression des grévistes, ils ne voulaient pas passer pour des traîtres», a indiqué Christoph Stucki au «12h30» de la Radio Télévision Suisse (RTS).

La direction a accompagné de jeunes conducteurs vers des véhicules, où des grévistes les ont dissuadés de travailler, notamment pour des raisons de sécurité. «Nous regrettons de ne pas avoir pu mettre en place un service minimum. Nous prions les usagers de nous en excuser», a souligné Christoph Stucki.

Aucune négociation n'a lieu entre la direction et les grévistes. Cette grève préventive concerne le contrat de prestation 2015-2018, qui doit être voté en décembre par le Grand Conseil. Les TPG ont demandé une hausse de l'enveloppe de 20 millions de francs afin de compenser le manque à gagner sur les tarifs et de ne pas avoir à réduire l'offre, a expliqué le directeur général.

(ats/nxp)

Créé: 19.11.2014, 13h21

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