Jeudi 23 janvier 2020 | Dernière mise à jour 06:44

Vaud «L'UDC Vaud se tient au côté d'Yves Ravenel»

Le parti politique du président démissionnaire du parlement vaudois lui apporte son soutien mesuré. Le PLR propose des pistes pour qu'une telle crise ne puisse pas se reproduire.

Yves Ravenel a démissionné de la présidence du Grand Conseil.
Vidéo: Keystone

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L'UDC vaudoise a apporté mardi un soutien mesuré à son élu Yves Ravenel, qui a démissionné du Grand Conseil. Un départ paraissait inéluctable pour préserver le bon fonctionnement du Parlement. Certains réfléchissent à des garde-fous pour éviter pareille situation à l'avenir.

«L'UDC se tient au côté d'Yves Ravenel qui a eu le souci de préserver les institutions et qui, dans la suite logique de ses convictions, a décidé de démissionner», a expliqué mardi devant la presse le président de l'UDC Vaud, Kevin Grangier.

«Notre rôle n'est pas de le condamner, de l'accabler, ni de se substituer à la justice qui l'a condamné. Nous reconnaissons ce verdict, que nous ne minimisons, ni ne dramatisons», a-t-il ajouté.

Condamnation

Pour rappel, empêtré dans un divorce, Yves Ravenel a été condamné en août dernier pour menaces et tentatives de menaces qualifiées sur sa future ex-femme. Il a écopé de 60 jours-amende à 80 francs avec sursis pendant deux ans, ainsi que d'une amende de 960 francs.

Les instances de son parti n'étaient pas au courant de ce verdict. Révélé dans les médias le 6 janvier, la nouvelle avait fait l'effet d'une bombe au Grand Conseil, la gauche - PS, Verts et gauche radicale - réclamant une démission. Yves Ravenel s'était donné une semaine de réflexion, avant d'annoncer sa décision.

Pressions

L'élu de 54 ans, agriculteur et syndic à Trélex, a finalement jeté l'éponge lundi vers 18h30. Il n'est pas apparu mardi, jour de réunion du Grand Conseil. «Il s'est mis au vert. Il a besoin de temps. La pression médiatique et celle des groupes politiques qui ont voulu le voir partir a été forte», a relevé Philippe Jobin, qui a précisé qu'à aucun moment, l'UDC Suisse n'était intervenue.

Le groupe UDC au Grand Conseil a discuté ce mardi matin de la situation. Il s'est montré «affecté et triste pour Yves» Ravenel, a relevé Philippe Jobin. «Il a siégé à côté de moi. C'est quelqu'un que j'apprécie. Il a toujours montré une grande loyauté et droiture dans son travail parlementaire».

Ensemble d'un parcours

Kevin Grangier a demandé qu'on rende à Yves Ravenel «son honneur et sa dignité» et qu'on tienne compte de l'ensemble de son parcours politique: à Trélex d'abord, où il est syndic, puis au Grand Conseil, où il siégeait depuis 2012, et enfin à la présidence du Grand Conseil où il a été élu en juillet dernier.

«La qualité de son travail durant ses six mois de présidence n'est remise en cause par personne», a ajouté Kevin Grangier. «Il serait injuste de le juger uniquement sur les quelques minutes qui l'ont amené à commettre l'erreur qui l'a fait condamner», a-t-il ajouté.

L'important, pour l'UDC, est d'assurer un bon fonctionnement des institutions qui repose sur «une pleine et entière confiance», ce qui n'était ici manifestement plus le cas. Le parti va réfléchir aux leçons à tirer de cette affaire. «Cela suscite des questions, mais ce n'est pas le moment d'y répondre. On a besoin de prendre du recul», a ajouté Kevin Grangier.

Prévenir les crises

Le PLR, de son côté, souhaite «ouvrir le débat». Il veut proposer des garde-fous pour améliorer la transparence et empêcher qu'une telle crise ne se reproduise. «Les exigences ne sont pas les mêmes qu'il y a 10 ou 20 ans. La société évolue, il faut en prendre acte», a expliqué à Keystone-ATS Marc-Olivier Buffat, président du PLR vaudois.

Le parti prépare un texte, probablement un postulat, pour étudier les solutions possibles. «Ce pourrait être la création d'une commission d'éthique, un renforcement des compétences du bureau du Grand Conseil, ou encore une déclaration sur l'honneur pour des charges comme la présidence du Parlement et des commissions de surveillance (finances, gestion et Tribunal cantonal)», imagine Marc-Olivier Buffat. Affaire à suivre. (ats/nxp)

Créé: 14.01.2020, 12h39

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