Lundi 16 juillet 2018 | Dernière mise à jour 12:13

Canton de Vaud Harcèlement de rue: des mesures à Lausanne

La capitale vaudoise a présenté ce mercredi quatre ensembles de mesures ciblées, menées avec ses partenaires publics ou privés.

Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la Sécurité à Lausanne, lors de la présentation a la presse de la stratégie de lutte contre le harcèlement de rue.

Pierre-Antoine Hildbrand, municipal en charge de la Sécurité à Lausanne, lors de la présentation a la presse de la stratégie de lutte contre le harcèlement de rue.

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Formation de tous les acteurs de la sécurité, prévention dans les écoles et formulaire en ligne pour les victimes: la ville de Lausanne veut combattre le harcèlement de rue. En 2016, une étude locale avait confirmé l'ampleur du phénomène.

Pierre-Antoine Hildbrand, municipal de la sécurité et de l'économie, a présenté mercredi la stratégie de lutte de la ville contre le harcèlement dans la rue et les transports publics. «Avec modestie», glisse-t-il, «car nous nous rendons compte de l'ampleur de la tâche.»

La ville a élaboré son rapport-préavis au Conseil communal après consultation des spécialistes de la prévention, des milieux festifs et des transports (tl). Elle a travaillé en lien avec l'Observatoire de la sécurité, une entité qui documente ces problématiques.

Punissable ou non par la loi

Pour rappel, le harcèlement de rue correspond au harcèlement sexiste ou sexuel exercé dans les lieux publics par des inconnus. Il revêt une grande variété de formes: certaines sont punissables par la loi comme les attouchements ou les propos grossiers, d'autres non, comme un sifflement ou une interpellation dans la rue.

L'impact de ces manifestations non pénales ne doit pas être minimisé, car il contribue à créer un environnement hostile pour les victimes, a expliqué devant la presse Pierre-Antoine Hildbrand. Pour les combattre, quatre axes d'intervention ont été décidés.

Mieux former

Le premier: la formation des acteurs de la sécurité au sens large, c'est-à-dire des policiers municipaux dans un premier temps, et ensuite des correspondants de nuit, des agents de sécurité des établissements de nuit, du personnel des bars et des employés des tl.

Jusqu'ici, très peu de cas de harcèlement étaient signalés aux autorités. «Nous voulons qu'il y ait une meilleure sensibilité aux signaux faibles. Nous voulons que les plaintes soient traitées avec l'attention nécessaire et que les victimes soient mieux prises en considération», a précisé le municipal.

La deuxième action concerne le renforcement de la prévention dans les écoles, et sera applicable dès la rentrée scolaire 2020, compte tenu des impératifs budgétaires. Troisième axe: le suivi du phénomène sera développé, via l'application Aedilis et la mise à disposition d'un formulaire en ligne, durant le 1er semestre 2018.

Formulaire en ligne

Ces outils permettront de mieux cerner l'ampleur et la localisation des cas qui ne relèvent pas du pénal. L'application de géolocalisation Aedilis est destinée à la police. Le formulaire de signalement est destiné aux victimes et aux témoins.

«Il s'agit de transmettre des informations consolidées à la police et à l'observatoire de la sécurité. Et si on remarque qu'à telle heure, à tel endroit, il y a du harcèlement, on pourra agir sur le harceleur ou la configuration des lieux», a expliqué M. Hildbrand.

La ville ne veut pas donner de faux sentiment de sécurité et utiliser des applications mobiles comme HandsAway qui permettent d'appeler en cas de problèmes. «Si on pense que la situation est en train de dégénérer, il faut faire le 117», insiste le municipal. Enfin, la ville va lancer le 30 avril 2018 une campagne de sensibilisation destinée avant tout aux harceleurs. Un flyer d'information résumera les possibilités de poursuite pénale. (ats/nxp)

Créé: 20.12.2017, 11h10


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