Lundi 25 mai 2020 | Dernière mise à jour 07:49

Santé Les HUG mettent en avant la qualité de leurs soins

Le premier rapport qualité des Hôpitaux universitaires de Genève souligne une amélioration constante de la sécurité, des soins et de la formation.

Depuis 2001, les HUG mènent chaque année une enquête de satisfaction auprès d'environ 3'000 patients. (Mardi 25 avril 2018)

Depuis 2001, les HUG mènent chaque année une enquête de satisfaction auprès d'environ 3'000 patients. (Mardi 25 avril 2018)

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Pour la première fois, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) publient un rapport qualité. L'amélioration des soins et de la sécurité des patients est une préoccupation depuis 20 ans. Des indicateurs permettent désormais de suivre l'évolution quasiment en temps réel.

Enquête de satisfaction

Le Service qualité des soins a été créé en 1997. Le concept de gestion des incidents était introduit un an plus tard, a rappelé mercredi devant les médias Arnaud Perrier, directeur médical des HUG. Depuis 2011, chaque département dispose d'un coordinateur de qualité dans les domaines des soins, de la formation et de la recherche.

Depuis 2001, les HUG mènent une enquête de satisfaction annuelle auprès d'environ 3'000 patients ayant été hospitalisés plus de 24 heures. Le taux de réponse est de plus de 50%. Il ressort de l'enquête 2017 que plus de 89% des patients ont eu le sentiment d'avoir été soignés en toute sécurité, contre 83% en 2012.

L'an passé, 98% des patients se sont dits satisfaits des soins reçus. Ce taux dépassait déjà 95% en 2012. Avec 66,3% de taux de satisfaction, l'organisation de la sortie peut être améliorée, a indiqué le professeur Perrier. Les HUG veulent aussi mieux informer le patient et mieux collaborer avec le réseau de santé. Plus de 30'000 patients disposent d'un dossier médical en ligne.

Programmes de qualité

La mise en place d'indicateurs disponibles de mois en mois a notamment permis, grâce à toute une série de mesures, de diviser par cinq le nombre de pneumopathies associées à la ventilation mécanique aux soins intensifs, a illustré Arnaud Perrier. «La cause d'une nouvelle hausse des cas pourrait immédiatement être analysée», a-t-il relevé.

Parmi les différents programmes, celui sur la prévention des escarres, par la détection des patients à risque, l'usage de matériel adapté et la formation du personnel, a fait baisser le taux de prévalence de 8% en 2014, à 6,4% en 2017, a fait savoir Sandra Merkli, directrice des soins aux HUG. Concernant la douleur, 90% des patients estiment que le personnel a tout fait pour la calmer.

Outre les différentes mesures, la qualité passe aussi par la culture de la sécurité, par exemple en matière d'annonce des incidents. Selon Arnaud Perrier, six collaborateurs sur dix les déclarent, et 92% des déclarations sont nominales. Les HUG comptent aussi sur l'implication des collaborateurs, par exemple au sein du Centre interprofessionnel de simulation, où ils peuvent s'exercer.

Record de naissances

La publication de ce rapport qualité coïncide avec celle du rapport d'activité 2017. Plusieurs points forts ont marqué l'année, dont l'ouverture du bâtiment des lits. Grâce à des chambres à un ou deux lits, le taux d'infections nosocomiales a baissé de 20%, a souligné Bertrand Levrat, directeur général des HUG. Agrandie l'an passé, la Maternité a accueilli le nombre record de 4'182 naissances.

Le 1er janvier 2017, les HUG ont aussi créé un nouveau département d'oncologie. En outre, l'institution compte désormais 17 tumors boards, qui réunissent des spécialistes pour discuter des cas des HUG mais aussi ceux d'autres hôpitaux. D'ailleurs, une vingtaine de partenariats avec des acteurs privés régionaux sont actifs, selon François Canonica, président du conseil d'administration des HUG.

Hausse des cas

En 2017, les cas hospitaliers ont augmenté de 5%, à 63'247, en lien avec l'augmentation et le vieillissement de la population ainsi qu'avec l'intégration complète des cliniques de Joli-Mont et Crans-Montana (VS) aux HUG. La majorité des cas - 77,5% - sont en soins aigus. L'activité des soins ambulatoires s'est stabilisée à un peu plus d'un million de prises en charge.

Les urgences ont connu une hausse de 5,3%. Au total, 88'825 personnes ont fait appel aux urgences adultes (58%), gynécologiques et obstétricales (15%) et gériatriques (2%), tandis que 29'139 enfants (25%) ont consulté aux urgences pédiatriques. Cette augmentation concerne surtout les urgences vitales, mais aussi les cas qui auraient pu être pris en charge par un médecin traitant.

Les comptes 2017 sont à l'équilibre, alors qu'un déficit de 5,5 millions de francs sur un budget de 1,9 million avait été prévu, a fait savoir M. Levrat, relevant les efforts d'efficience. Les recettes médicales sont en hausse de 1,2%, à 942,8 millions. (ats/nxp)

Créé: 25.04.2018, 17h21

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