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Canton de Genève Impôt sur les chiens: «le payer est un acte civique»

Les partisans du maintien de l'impôt sur les chiens sortent du bois en vue de la votation du 9 février à Genève.

Les Genevois se prononcent dimanche 9 février sur la suppression de l'impôt sur les chiens

Les Genevois se prononcent dimanche 9 février sur la suppression de l'impôt sur les chiens Image: illustration/Keystone

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Les Genevois se prononcent dimanche 9 février sur la suppression de l'impôt sur les chiens qui est combattue par référendum. Payer cet impôt est un acte civique et responsable, affirme le comité référendaire qui rassemble des élus de différents bords politiques.

Les propriétaires de chiens doivent contribuer, car la propreté des rues a un coût, a indiqué lundi le comité dans un communiqué. Parmi ses membres, figurent le député PDC François Lance, le député socialiste Romain de Sainte Marie et le conseiller administratif thônésien PLR Pascal Uehlinger, qui est en porte-à-faux par rapport au mot d'ordre de son parti.

Une contribution aux coûts

Supprimé par le Grand Conseil en mars, cet impôt s'élève à 50 francs pour le premier chien, 70 francs pour le deuxième et 100 francs pour les suivants. A cet impôt cantonal s'ajoutent les centimes additionnels communaux. Les propriétaires doivent aussi s'acquitter d'une taxe de 4 francs pour lutter contre les épizooties et de 1 franc pour la couverture des dommages causés par les chiens errants.

Cet impôt ne vise pas à pénaliser les propriétaires de chiens mais à contribuer aux coûts pour les collectivités publiques engendrés par ces animaux, relèvent les référendaires.

Et de citer la mise à disposition des «caninettes», le nettoyage des trottoirs, la surveillance du domaine public pour les chiens non tenus en laisse, les déjections non ramassées ou encore le contrôle des médailles.

Facture pour tous

«Ce n'est pas en supprimant l'impôt sur les chiens que l'on supprimera les coûts liés à ces animaux», insiste le comité référendaire. Au final, si l'impôt est aboli, ce sont tous les contribuables qui devront payer le manque à gagner estimé à 2 millions de francs par année.

Les référendaires se défendent de s'en prendre au chien, «qui est bien souvent le meilleur ami de l'homme». Ils rappellent que pour les personnes les plus défavorisées, l'entretien des chiens est pris en compte dans le calcul du forfait d'entretien.

Rôle social

De son côté, le Comité pour l'Abolition (CPA) avait détaillé jeudi dernier ses arguments en faveur de la suppression de cet impôt qu'il considère comme «injuste et discriminatoire», notamment par rapport aux propriétaires d'autres animaux de compagnie. Selon ce CPA, il faut encourager la possession d'un chien au vu de son rôle social. (ats/nxp)

Créé: 13.01.2020, 17h25

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