Lundi 24 septembre 2018 | Dernière mise à jour 10:12

Jura L'incendie à Bassecourt est l'œuvre d'un enfant

La tribune du FC Bassecourt est partie en fumée à cause d'un écolier qui a mis le feu à ses cahiers.

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C’est une chanson d’école qui fait rimer le début des vacances avec la fin des pénitences: «Les cahiers au feu/La maîtresse au milieu». Vendredi dernier à Bassecourt (JU), un écolier pressé d’en finir avec sa scolarité a joint le geste à la parole. Sauf qu’en brûlant son sac, il a bouté le feu aux gradins du FC Bassecourt.

Comment a-t-on identifié l’origine de l’incendie signalé à 12 h 27? Facile: la scène des cahiers brûlés a été filmée et postée illico sur un réseau social. L’après-midi déjà, les policiers cherchaient à identifier deux écoliers en baskets bleues.

La piste de la négligence évoquée samedi par «Le Quotidien Jurassien» se confirme. Son auteur expliquera son geste devant le Tribunal des mineurs, présidé par Carole Girardin. Un geste qui attriste les dirigeants du FC Bassecourt, un club de 180 joueurs répartis dans onze équipes: le président, Francis Rebetez, en fonction depuis deux semaines, mais aussi son prédécesseur, Albert Lusa. «Cet écolier est un désœuvré, on ne lui en veut pas», soupire Albert Lusa, qui l’a repéré à plusieurs reprises dans les tribunes. «C’est un effronté qui soutient un regard, celui d’un président comme celui d’un policier.»

Il s’agira d’en découdre au pénal et au civil, avec l’assurance RC parentale. Pour un club dont l’équipe phare jouera son premier match de championnat à domicile le 11 août, louer des sanitaires et des vestiaires mobiles pour les joueurs et le trio arbitral coûtera 50 000 fr. par an.

1 million de dégâts

Il est question d’argent, avec des dégâts estimés à 1 million, cinq ans après une rénovation, mais pas seulement: «Cette tribune en bois acquise en 1952 provenait de Porrentruy, qui avait opté pour le béton.» On pouvait s’asseoir à 160 sur cinq rangées de bancs, à 120 pour être à son aise. «Ces tribunes devaient figurer dans le patrimoine sportif suisse: nous les avions bichonnées», indique Albert Lusa.

Depuis le sinistre, il est question de jeunes fumant des joints sur les terrains annexes, derrière la haie, une fois côté foot, une fois côté gym. De quelle communauté sont-ils? «Celle des gamins sans jugeote, laquelle ne connaît pas de frontière», assène Albert Lusa.

Dans le quartier des Grands-Prés, les résidents sont habitués aux passages des élèves de l’école secondaire. Un jour de pluie, ils ont lancé de la boue sur une façade. Un autre jour, ils ont brisé une porte vitrée, avant de se faire pardonner avec du chocolat. Un retraité soupire: «D’accord pour les farces, mais il y a des feux de fin d’école qui coûtent moins cher…» (Le Matin)

Créé: 10.07.2018, 15h27

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