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Berne L'incroyable conte de Noël d'un boulanger de Courtelary

Un commerçant a découvert chez sa mère décédée trois pendentifs perdus il y a un quart de siècle. Sa démarche fait un joli conte.

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Trois pendentifs perdus il y a un quart de siècle permettent à un boulanger de Courtelary (BE) d'écrire un conte de Noël encore inachevé. «C'est ma mère qui a récolté et conservé ces médaillons perdus sans pouvoir identifier leurs propriétaires», raconte Jean-François Leuenberger.

Gérante du magasin «Chez Jean-Pierre» pendant 50 ans, feu Gabrielle Leuenberger a remis le commerce à un de ses fils avec, en prime dans un écrin de bois, les trois médaillons où sont gravés un prénom et une date, probablement celle d'une naissance.

«Soit ma maman a elle-même trouvé ces objets dans son magasin ou dans la rue, soit des habitants les lui ont confiés après les avoir découverts, imaginant qu’elle pourrait les suspendre près de la caisse du magasin afin qu’un maximum de gens puissent les voir», a détaillé Jean-François Leuenberger dans le «Journal du Jura».

Protection des données

Après le récent décès de sa maman, le boulanger a découvert les trois pendentifs en vidant ses tiroirs. Jean-François Leuenberger s'est alors mis en tête d'identifier les trois détentrices: Marie (14.08.86), Laura (02..06.87) et Priska (06.10.83).

Las! À l’office d’état civil, sa démarche s'est heurtée à la protection des données: l'office a non seulement refusé de divulguer des identités, mais également d'entreprendre des démarches à son compte.

En postant un message sur Facebook le 23 novembre dernier, c'est la nièce de Jean-François Leuenberger qui percera un premier mystère: une habitante de Lamboing (BE) a pu récupérer son pendentif 26 ans après l’avoir perdu pendant une course d’école à la chocolaterie Camille Bloch de Courtelary.

«Jolie histoire»

«Quelle jolie histoire!», a rapporté Marie Thomet sur Facebook, rendue attentive par une collègue à l’annonce publiée. «Le plus étonnant, c'est que ma nièce et elle faisaient du fitness ensemble», s'émerveille Jean-François Leuenberger.

«C’est ma grand-maman qui m’avait offert ce bijou. Comme je le mordillais souvent, l’une de mes tantes l’avait fait refaire et en avait profité pour demander qu’on y grave mon prénom et ma date de naissance», a rapporté Marie Thomet, qui porte à nouveau son médaillon «avec émotion».

Vincent Donzé

Créé: 10.12.2019, 13h04

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