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Relaxant Inédit à Genève, un bar à chats

Après Tokyo, Vienne, Londres ou Paris, un café où l’on pourra se détendre en sirotant un verre en compagnie de félins à caresser va prochainement ouvrir au bout du lac.

Boire un verre dans un bar à chats, ça vous tente?

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 L’idée s’est imposée comme une évidence pour Daniela Agres-Eloy, bibliothécaire et traductrice. Ouvrir un bar à chats à Genève, plus précisément à Carouge. Cette passionnée d’animaux s’est fixé l’été pour concrétiser son projet, le premier du genre en Suisse.

Pratiquement, ce genre d’établissements, à l’ambiance cosy et conviviale, comprend la présence d’un certain nombre de félins avec lesquels les visiteurs peuvent interagir, tout en sirotant un verre. Voire en lisant un livre.

C’est tout cela que souhaite offrir Daniela Agres-Eloy à ses futurs clients. «Mon café fera également librairie, explique-t-elle. Les gens pourront s’installer sur des canapés afin de se plonger dans un thril­ler et l’acheter en partant s’ils le souhaitent. Il y aura également quelques tables, ainsi qu’un coin expo.»

Et bien sûr des boissons. Et des chats. Combien de félins? Entre cinq et dix, en fonction de l’espace à disposition. La Genevoise souhaite les «recruter» dans des refuges, tout en intégrant au groupe ses deux chartreux, «Eliott» et «Miss». «L’idée est que nous habitions au-dessus du bar pour être toujours près d’eux.»

Pour l’heure, Daniela Agres-Eloy s’apprête à signer un bail et s’active pour boucler un budget estimé à 450 000 francs. Raison pour laquelle elle s’est lancée dans une campagne de recherche de fonds, où chacun peut verser ce qu’il veut en échange d’une contrepartie.

«C’est un projet génial», s’emballe Patrick Lohou, rebouteux et zoothérapeute à Lausanne. «Je conseille à tous mes patients stressés de prendre un animal. Le bar à chats est une excellente alternative pour ceux qui n’ont pas suffisamment de temps pour en adopter un. Il est indéniable que le contact avec les animaux, et les chats en particulier, est bénéfique. Je suis sûr que cet établissement va faire un tabac.»

Inventés à Taïwan en 1998, les bars à chats (neko cafés) ont acquis leur notoriété au Japon dès l’ouverture du premier en 2004 à Osaka. Depuis, plus d’une centaine ont vu le jour dans différentes grandes villes. Avant de faire des petits en Europe. A Vienne, à Londres, à Paris ou encore à Lyon.

De fait, c’est le succès partout pour les bars à chats. A Londres, par exemple – où un montant de 8 fr. est demandé pour passer une heure trente sur place – il faut réserver et souvent patienter plus d’un mois pour avoir une entrée!

Toutefois, le concept ne fait pas que des adeptes. Notamment en France, où des amis des animaux s’inquiètent régulièrement du bien-être des félins de bar et des éventuelles pressions humaines qu’on pourrait leur imposer.

Soutien de SOS Chats

Présidente de SOS Chats Genève, Valérie Derivaz n’en fait pas partie et précise: «Si les félins peuvent faire du bien aux gens, c’est très bien, à condition qu’ils aient un endroit pour se retirer lorsqu’ils en ont envie. Je n’aurais aucun problème à confier nos animaux pour un tel projet s’il est bien cadré. Les chats sont des animaux sociables qui apprécient la compagnie.»

Auparavant, il faudra encore amadouer le vétérinaire cantonal, Jérôme Föllmi: «Ce type d’établissements est soumis à autorisation du Service de la consommation et des affaires vétérinaires, comme tout commerce professionnel et utilisation d’animaux vivants à des fins publicitaires. C’est réglementé par la loi fédérale sur la protection des animaux.»

Ce qui implique des exigences au niveau de la formation (gardien d’animaux), du nombre de responsables en fonction du nombre de félins, des soins, de la surveillance des bêtes ou encore des conditions de détention. Alors, quelques batailles administratives sont-elles annoncées?

Voilà qui n’inquiète pas Daniela Agres-Eloy, qui a déjà élaboré un règlement pour les clients, imaginé des aménagements où ses protégés pourraient se royaumer, se cacher ou se retirer à loisir dans une pièce rien que pour eux. «Je limiterai également le nombre de personnes à l’intérieur du bar. Par ailleurs, en aucun cas, les chats ne pourront être contraints à des câlins. C’est eux qui décideront d’aller ou pas vers les clients.» Car l’objectif de l’aventure est clair. Zénitude pour tous: humains et félins. (Le Matin)

Créé: 19.01.2015, 06h25

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