Mercredi 13 novembre 2019 | Dernière mise à jour 17:25

Genève Aéroport Jets et avions de ligne font bon ménage sur le tarmac

Malgré l'augmentation du trafic aérien, Cointrin parvient à maintenir la cohabitation entre l'aviation d'affaires et les vols commerciaux.

(Image d'illustration) L'aviation d'affaires constitue l'une des spécialités de l'aéroport genevois.

(Image d'illustration) L'aviation d'affaires constitue l'une des spécialités de l'aéroport genevois. Image: Keystone

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Tiraillé entre son attachement à l'aviation d'affaires et l'obligation de prioriser les vols de ligne, Genève Aéroport parvient à concilier harmonieusement les deux activités, à en croire le directeur André Schneider. Les limitations en termes de mouvements journaliers se font parfois sentir, mais des solutions existent sur le tarmac du Grand-Saconnex.

«Nous commençons à être coincés»

Tiraillé entre son attachement à l'aviation d'affaires et l'obligation de prioriser les vols de ligne, Genève Aéroport parvient à concilier harmonieusement les deux activités, à en croire le directeur André Schneider. Les limitations en termes de mouvements journaliers se font parfois sentir, mais des solutions existent sur le tarmac du Grand-Saconnex.

L'aviation d'affaires constitue l'une des spécialités de l'aéroport genevois, troisième plus important à l'échelle européenne après Le Bourget et Nice, en France. La seule piste disponible permet 42 mouvements horaires, dont quatre minimum destinés à cette activité.

«Nous commençons à être coincés. Avec l'évolution du trafic, nous prévoyons des besoins accrus pour le stationnement des avions de ligne», a expliqué André Schneider à AWP. Genève Aéroport est au bénéfice d'une concession de l'Office fédéral de l'aviation civile (Ofac), pour qui les vols de ligne et charters constituent la priorité.

Des turbulences se font sentir lors d'événements importants, comme le Salon de l'auto, pendant lequel l'attribution de créneaux relève de la quadrature du cercle. Les trois jours de la conférence européenne Ebace, consacrée à l'aviation d'affaires et qui se tient actuellement à Palexpo, figurent parmi ces périodes chargées.

A ces limitations s'ajoute l'indiscipline des opérateurs de vols d'affaires. «Certains utilisateurs réservent plusieurs créneaux le même jour parce qu'ils ne voulaient ou ne pouvaient pas déterminer l'heure de vol. À la fin, ils n'en utilisent qu'un, sans pourvoir forcement annuler les autres. Ceci génère une perte de capacité», raconte le directeur. Les vols de ligne pèsent toujours à hauteur de 70% à 75% des mouvements enregistrés à Genève. «Nous n'avons pas réduit récemment les créneaux de l'aviation d'affaires. Au contraire, des mesures visant à améliorer l'utilisation de la capacité disponible sont prises avec les acteurs principaux du milieux», assure M. Schneider.

Des millions investis

L'aéroport pourrait être contraint de transformer encore plus d'espaces pour y accueillir des appareils. André Schneider cite la création en 2018 d'une zone de stationnement pour l'aviation d'affaires avec des zones de densification permettant d'augmenter la capacité. Des nouvelles places pourront être crées probablement à l'horizon 2025. Les investissements consentis par l'exploitant du tarmac genevois pour l'aviation d'affaires sont difficilement chiffrables, car certaines infrastructures sont destinées à toutes les activités. C'est le cas du bassin de rétention pour capter les polluants, dont le coût s'est élevé à 25 millions de francs.

Les travaux du parking 48 (stationnement), devisés à 17,5 millions de francs, profiteront principalement aux opérateurs de vols d'affaires. André Schneider souligne toutefois que ce sont les entreprises du secteur qui réalisent les investissements les plus importants pour leurs infrastructures.

L'aviation d'affaires contribue aux recettes de l'aéroport de manière «anecdotique», les appareils étant taxés sur la base de leur poids et du nombre de passagers transportés. Son importance est toute autre. «Cela génère de l'emploi et c'est important pour l'économie de la région avec les multinationales, ainsi que la Genève internationale. Cette activité sera beaucoup moins attractive sous l'angle purement de la contribution financière», rappelle le directeur. Quelque 1100 personnes travaillent directement pour le secteur dans le canton.

En 2018, l'aviation d'affaires a généré plus de 60'000 mouvements, avec une croissance de 11% sur un, bien plus que l'évolution du trafic global à Genève ( 1,9%). Ceci alors que l'aéroport cherche à réduire son empreinte carbone.

Pour André Schneider, il est encore trop pour savoir si les objectifs en termes de CO2 seront tenus. «Cela dépend de la croissance des mouvements, de l'amélioration des réacteurs de ces avions et de la réduction des vols non-planifiés après 22h.» (ats/nxp)

Créé: 22.05.2019, 16h40

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