Vendredi 18 octobre 2019 | Dernière mise à jour 03:01

Grève du climat Les jeunes défient les banquiers «pollueurs» à Lausanne

La grève du climat en terre vaudoise s'est concentrée sur le rôle des banques qui favorisent les énergies fossiles. Le ton de la manifestation était cette fois nettement plus à gauche.

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«Credit Suisse est caduc, et un, et deux et trois oléoducs!» Scandé par la foule sur la place Saint-François, ce slogan a résonné ce vendredi matin dans les murs des banques alentour. Les employés en bras de chemise s'étaient mis aux fenêtres pour regarder passer le cortège de cette seconde grève pour le climat à Lausanne. Ils pouvaient bien en croire leurs oreilles: ces jeunes ont une très mauvaise image de leur métier!

Energies fossiles

«Balance ton pollueur», disait une pancarte dans la foule devant le puissant bâtiment d'UBS. Ce 25 mai, les pollueurs sont les banques qui investissent dans les énergies fossiles... Après le succès retentissant de la marche du 15 mars à Lausanne, cette seconde grève du climat était attendue au contour. Quelque 3000 personnes ont rejoint la manifestation partie de la place de la Gare pour la Riponne. Soit bien moins que lors de la première édition.

Ce n'est qu'un début

Si le cortège a perdu de sa substance, il n'en est pas moins resté aussi bruyant et déterminé. «Aujourd'hui, dans 111 pays, des gens sont dans la rue pour demander de sauver la planète, constate Ylenia Dalla Palma, du collectif Lausanne Action Climat. Nous avons enfin pu nous faire entendre par les politiques. L'urgence climatique a été décrétée en Bolivie, en Irlande, en Angleterre, à Zurich ou dans le canton de Vaud. Les choses commencent enfin à bouger.»

Comment notre argent est investi?

Cette édition voulait donc mettre en avant la problématique des investissements dans les activités polluantes: «Il y a une urgence à prendre des mesures drastiques et cela commence par agir sur la façon dont notre argent est investi», déclare la même militante. Les membres du collectif Lausanne Action Climat sont d'ailleurs aux prises avec la justice pour avoir occupé les locaux de Credit Suisse en novembre 2018 et ceux des Retraites Populaires le 15 mars.

Sur la place de la Riponne, les discours se sont succédé sur un ton déterminé. «Les Retraites Populaires investissent dans le gaz et le charbon avec l'argent que nous sommes obligés d'épargner, a lancé une oratrice, et le Credit Suisse pollue à lui seul plus que toute la population suisse et reste impuni pour ses actions criminelles.»

«Le silence de la répression»

Dans la bouche des jeunes les mots ne font guère dans la nuance. Le cas du jeune militant Zacharia Dridi a fait l'objet d'un traitement particulier, car il est mineur et doit passer devant le tribunal pour l'affaire des Retraites Populaires. Lui-même a pris la parole pour demander aux gens de s'asseoir et se taire: «C'est le silence de la répression», a-t-il lancé. Les gens ont obtempéré dans une ambiance un peu irréaliste.

En 2030?

Puis les manifestants ont fermé les yeux à la demande d'une autre oratrice. Ils devaient s'imaginer en 2030 pour peindre une fresque où «les valeurs du partage auront remplacé la croissance». A suivre... Car 2030, c'est déjà presque demain. Et les banquiers n'auront probablement pas quitté la place Saint-François pour aller cultiver des légumes bio dans la campagne vaudoise.

Créé: 24.05.2019, 15h38


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