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11 septembre Ce jour où chacun sait exactement ce qu'il faisait

18 ans plus tard, la mémoire n'a pas pris une ride sur les événements du 11 septembre. A Berne, les parlementaires se souviennent encore et toujours ce qu'ils faisaient cet après-midi-là.

Beaucoup de téléspectateurs ont vu en direct l'impact du second avion dans la deuxième tour du World Trade Center de New York, un quart d'heure après l'impact sur la première tour.

Beaucoup de téléspectateurs ont vu en direct l'impact du second avion dans la deuxième tour du World Trade Center de New York, un quart d'heure après l'impact sur la première tour. Image: DR

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C'est probablement le seul événement de l'histoire récente, pour lequel chaque personne se souvient de ce qu'il faisait à ce moment-là. En cet après-midi du mardi 11 septembre, il était 14 h 48, quand le premier avion a frappé une des tours du World Trade Center. La télévision a très rapidement repris en direct ce qui se passait sur CNN et, en quelques minutes, beaucoup se sont retrouvés devant l'écran pour suivre cette catastrophe bien réelle. Parmi eux, des parlementaires aujourd'hui à Berne.

Au bureau à Genève

«Je m'en souviens très bien, dit Carlo Sommaruga (PS/GE) j'étais au bureau de l'ASLOCA. J'ai reçu un appel de ma mère qui me dit que c'est la troisième guerre mondiale à la télévision, que les tours du World Trade Center sont attaquées. Tout le personnel s'est mis à regarder la télévision. Ce n'était pas réel, tellement invraisemblable. Sur le moment c'était la stupéfaction et en même temps déjà l'angoisse de savoir ce qui allait se passer. Cela a déclenché une sorte de paranoïa mondiale».

Dans le Gros-de-Vaud

Au même moment ou presque, le conseiller national Michael Buffat (UDC/VD) était au volant de sa voiture quelque part dans le Gros-de-Vaud: «Je passais mes examens de maîtrise à l'époque. Je roulais entre Yverdon et Lausanne lorsque j'ai entendu la nouvelle à la radio. Sur le moment j'ai pensé que c'était un attentat comme d'autres. Ce n'est qu'après que j'ai compris que cet événement avait marqué un tournant dans l'Histoire.»

Séance perturbée

Daniel Brélaz (Verts/VD), lui, se rappelle avoir été perturbé dans une séance de travail: «J'étais encore directeur des Services industriels. Nous étions avec des clients dans les locaux de l'usine Pierre-de-Plan à Lausanne, une vingtaine de personnes en séance. Lorsque l'information nous est parvenue, nous avons allumé une télévision qui était là. Je me rappelle du président George W. Bush, qui venait d'être élu et qui était complètement paniqué dans une école. Nous avons regardé ça pendant une demi-heure, puis j'ai demandé à ce qu'on reprenne la séance, mais les gens avaient la tête ailleurs...» Deux mois plus tard, il était élu syndic de Lausanne.

Sur une terrasse en vieille ville

Bien plus jeune, Guillaume Barazzone (PDC/GE) vivait une insouciante journée d'étudiants dans la vieille ville de Genève: «J'étais en dernière année du collège. On avait terminé des examens et on s'était retrouvé avec une quinzaine de camarades pour boire un verre sur une terrasse. Quand la télévision a commencé à montrer les images, nous sommes tous allés chez moi, car j'habitais tout près... La première tour était touchée. Je me rappelle très bien du journaliste Xavier Colin, qui commentait tout cela avec beaucoup de professionnalisme et puis un deuxième avion est arrivé dans l'autre tour...»

Au chevet de sa mère

Dans un autre canton, Valérie Piller-Carrard (PS/FR) était déjà en souci ce jour-là: «Je me rappelle bien, ma mère était malade à l'hôpital. J'étais avec elle... Au début, je voyais des écrans qui montraient partout les mêmes images, mais je n'y prêtais pas trop attention. Il a fallu un moment pour que je prenne conscience de ce qui se passait, pourquoi toutes les chaînes montraient la même chose... C'était vraiment incroyable. En fait, cela changeait la face du monde...»

A la cafétéria des Iles

Géraldine Marchand-Balet (PDC/VS) profitait elle d'un bel après-midi sous le soleil valaisan: «J'étais aux Iles près de Sion. J'avais amené mon fils à son cours de tennis. On était assis à la cafétéria, quand on a vu à la télévision les tours attaquées, puis qui tombaient... J'ai cru que je rêvais. Je n'y croyais pas, alors j'ai appelé ma sœur. On se demandait si c'était un montage.»

«C'est un gag ?»

Quant à Jean-Pierre Grin (UDC/VD), il était le seul à être déjà assis dans un parlement: «J'étais au Grand Conseil vaudois, c'est un copain qui me dit que les tours sont attaquées. Qu'est-ce qui se passe, je dis, c'est un gag ? Je me souviens très bien le contexte. On a vu alors que les avions avaient percuté les tours. Le soir j'ai regardé cela à la télévision. C'est un souvenir qui a marqué tout le monde...»

Eric Felley

Créé: 12.09.2019, 08h05

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