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Armée Jusqu'à 18 milliards pour remplacer les F/A-18

Quatre options ont été présentées par les experts du Département de la défense pour remplacer les avions de combat.

La flotte suisse des avions de combat doit être remplacée d'ici cinq à dix ans. Le groupe d'experts et le groupe d'accompagnement ont présenté mardi quatre options d'acquisition d'avions. Coût: jusqu'à 14 milliards. Interview de Claude Meier, chef de l'Etat-major de l'armée suisse.
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Démonstration en images du programme d'armement 2017

Démonstration en images du programme d'armement 2017 Le rééquipement des F/A-18 et l'achat de munitions constituent les points forts du Programme d'armement 2017. La presse en a eu la démonstration lundi 27 mars à Payerne (VD)

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La flotte suisse des avions de combat doit être remplacée d'ici cinq à dix ans. Le groupe d'experts et le groupe d'accompagnement ont présenté mardi quatre options d'acquisition d'avions. Coût: jusqu'à 18 milliards.

Ces projets prévoient l'achat de 20 à 70 avions pour un budget de 4 à 14 milliards de francs et le renouvellement du système de défense sol-air pour 1 à 4 milliards. Sans modernisation, il est impossible de défendre de manière efficace et indépendante notre territoire, a dit devant les médias Claude Meier, président du groupe d'experts interne au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS).

Pour les experts, le renouvellement des moyens de défense aérienne doit être initié «de toute urgence». Le choix des jets doit pouvoir s'effectuer en 2020. La demande de crédit doit intervenir dans le cadre du message de l'armée 2022.

Referendum

Pour le financer, ils préconisent d'utiliser, de préférence, le budget ordinaire de la Confédération et de l'armée. Un tel modèle exclurait le risque du referendum comme cela avait été le cas avec les Gripen en 2014, relevaient dimanche plusieurs journaux alémaniques.

Selon Hans Altherr, qui représente le groupe d'accompagnement, un referendum n'est pas exclu. Une majorité des membres estime que c'est au Parlement de décider, et non au peuple. Mais, rappelle M. Altherr, les Chambres fédérales peuvent ouvrir le texte à l'approbation populaire.

Le rapport ainsi que les 16 recommandations du groupe d'accompagnement ont été remis lundi au chef du Département de la défense, Guy Parmelin. Il n'est pas une «wishlist», précise M. Meier, mais un document de travail qui ne représente pas la position officielle du DDPS.

Protection limitée

Première option, et la plus chère, l'acquisition de 55 à 70 nouveaux avions de combat polyvalents, couplés à un système de défense sol-air. Une combinaison nécessaire pour assurer une protection crédible et efficace de l'espace aérien, précise le groupe d'accompagnement. Le tout pour un coût de 15 à 18 milliards de francs. Les F/A-18 et les F-5 Tiger seraient peu à peu retirés du service.

Une variante que soutient la Société suisse des officiers (SSO). Car avec moins d'avions, le contrat de protection de l'espace aérien ne peut être rempli, selon la SSO.

Pour 9 milliards de francs, le groupe d'experts propose l'achat de 40 nouveaux avions et d'un système de défense sol-air qui pourrait couvrir une surface grande comme le Plateau. Mais les troupes au sol et les ouvrages importants ne seraient protégés que de manière partielle, avertit M. Meier.

La troisième version prévoit l'achat de 30 aéronefs et d'un système de défense sol-air étendu. Là aussi, les F/A-18 et les F-5 Tiger prendraient leur retraite. Coût: entre 8 et 8,5 milliards de francs. Ce projet a obtenu une majorité des voix auprès du groupe d'accompagnement, formé de représentants des quatre partis gouvernementaux, de l'industrie et de l'armée et du DDPS.

Ancienne flotte en service

Seule la dernière variante n'implique pas la fin des F/A-18. Leur durée d'utilisation serait prolongée et seuls 20 nouveaux avions seraient achetés.

Quelque 50 avions de combat seraient donc disponibles pour assurer la sauvegarde de la souveraineté du territoire suisse. Du moins jusqu'en 2030. Une solution moins coûteuse (5 milliards), mais également moins durable puisqu'il faudrait prévoir de nouveaux achats dès 2025. Et le chef de l'Etat major de préciser que le coût n'est pas prévisible.

Les experts rappellent aussi que de nombreux systèmes des troupes terrestres atteignent la fin de leur durée de vie et devront aussi être renouvelés dans les années 2020. De plus, pour éviter les lacunes, l'acquisition du système de défense sol-air doit être proposée au Parlement ces mêmes années, soit dans la même période que le crédit pour le prochain avion de combat.

Concepts écartés

Il n'y a pas d'alternative aux avions de combat, selon M. Meier. Les alternatives, comme les drones, la substitution des jets par d'autres moyens de défense ou la réduction de la flotte, ne sont pas satisfaisantes. (ats/nxp)

Créé: 30.05.2017, 14h00

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